Taxi drivers complained in 2010 when Bixi got off the ground, saying the bicycle sharing service was stealing its core customers.They complained again in 2011 when the STM began to offer the 747 express bus to the airport, and in 2013 when two new car-sharing programs came to the city: Car2Go and Auto-mobile.

But while the city’s 12,000 taxis appear to have weathered those storms in the past, the current threat by upstart company Uber appears the most serious, throwing the industry into an existential crisis, and forcing lawmakers to re-examine decades-old legislation governing drivers for hire.

San Francisco-based Uber, which serves more than 200 cities worldwide, rolled into town about a year ago, and seemed innocuous at first, recruiting taxi drivers to pick up passengers using its app. Users can see where the nearest taxis are located, hail them and pay, all through their smartphones.

However, Uber’s newer service, Uber X, which began earlier this month, is the real threat to the industry. While Uber uses already-licensed cabbies, Uber X is staffed with non-professional drivers using their own personal cars, charging customers an average 30 per cent discount on traditional cab fares.

Uber claims to be safer for riders because the company checks all its drivers’ criminal records and driving records (something the province will only start to do on Dec. 1), and it can track its customers’ movements by GPS. Any complaints or problems can be registered with the company instantly through the app.

Taxi drivers are crying foul, saying Uber X drivers aren’t regulated, its cars aren’t inspected and drivers don’t have to take any courses or pay for an expensive licence (which can cost upward of $200,000).

“It’s a lot of people who are retired or do it part time, and they don’t care if they just make $50 in a day, but it takes away money from us,” said Farid Bellil, 56, who has be driving cabs in Montreal for nearly 30 years.

The threat posed by Uber could also affect the lucrative reselling market for taxi driver’s licences. Because there is a limited number available, many purchase the licences and either rent them out as a source of income, or hold on to them as an investment, because their prices have been steadily rising. Now valued at around $200,000, Bellil fears the licences will plummet if Uber X takes hold, because driving a cab will be a less lucrative job than it currently is.

Dominique Roy, the president of Diamond Taxi, the city’s largest cab company, said the industry is changing to meet the threat.

His company already allows users to order rides through their phones, and will come out with an updated version of the app in the new year to address some of the features in Uber’s app. He admitted taxis don’t have a united front, so even if his company can produce an app to hail a cab, it would only work for his company, which represents a quarter of the city’s total fleet.

Aref Salem, the city’s executive committee member responsible for transportation issues, said the city is working on an action plan he said will “bring the industry into the 21st century.”

That includes developing a new mobile app for all taxis that would have many of the same features as Uber. Salem said the action plan, to be unveiled early next year, will examine many aspects of the industry, including driver training.

“You know, taxi drivers are our ambassadors, and the first point of human contact for many people coming to our city for the first time,” Salem said. “People have to be satisfied with the experience, but the taxi drivers should also know everything that’s going on in our city, so that when someone asks, they can provide good answers.”

Roy said, however no matter how much his industry changes, Uber X still has a huge cost advantage because it doesn’t use licensed drivers.

“I don’t have a problem with Uber,” Roy said. “But we’d like the company to follow the rules so we can compete on a level playing field.”

Uber X’s line is the same in all markets where it establishes: it’s not a taxi, merely a ride-sharing service, over which there are no licence requirements.

For now, the provincial and municipal governments have sided with the taxi industry, declaring Uber to be illegal. Transport Minister Robert Poëti said his department will crack down on services like Uber X.

“Those who are (charging for chauffeuring customers) outside of the law, are risking a fine, and the confiscation of their cars,” Poëti said.

He said the province’s inspectors have already fined people and confiscated their cars for engaging in what he called “illegal transportation.”

Salem said Montreal could follow the footsteps of Toronto, which last week took the company to court asking for an injunction to cease operations.

Marvin Rotrand, the vice-chairman of the STM, said that would be a shame. The city should adapt its rules for a changing industry, rather than try to stifle innovation and shut it down.

“Uber is a good thing,” Rotrand said. “It will make the taxi industry reflect on how it can get better, because if it doesn’t, it will disappear like the dinosaurs.”

Source: montrealgazette.com
 
 
Après Uber, c’est au tour de l’entreprise Hypra de se lancer dans l’industrie du taxi à Montréal.

Hypra, qui sera officiellement lancée lundi soir, propose elle aussi une application de géolocalisation pour acheminer ses appels et veut «révolutionner» le monde du taxi dans la métropole, selon son directeur au développement, Daniel Di Massimo. Le service n’engagera que des chauffeurs possédant un permis de taxi valide.

Différence principale entre Hypra et ses concurrents: l’entreprise ne chargera aux chauffeurs que 47 cents par course. Elle ne prélèvera pas de commission sur les factures et n’exigera pas de paiement mensuel pour exercer ses fonctions en tant que chauffeur.

«C’est absolument énorme pour un chauffeur de taxi de sauver cet argent-là», lance M. Di Massimo. Il avance qu’un chauffeur de taxi affilié à un de ses compétiteurs peut avoir à débourser plus de 1000$ par mois pour exercer son métier en frais de toutes sortes. M. Di Massimo affirme aussi que les chauffeurs de son entreprise auront droit à des prix préférentiels pour se procurer de l’essence ou pour assurer leur véhicule.

Tous les véhicules seront inspectés et entretenus régulièrement, selon lui.

Le président de la section montréalaise du Comité provincial de concertation et développement de l’industrie du taxi, Dory Saliba, se méfie de la nouvelle compagnie. Il explique que la répartition des appels par le biais d’une application mobile, comme le fera Hypra, comporte des risques pour les clients. Un chauffeur pourrait prêter son mobile à un ami, qui pourrait ensuite agir comme chauffeur de taxi, ou bien un chauffeur pourrait utiliser son application mobile dans un véhicule qui n’est pas approuvé par la compagnie. «Si on reçoit un appel sur un téléphone mobile, on ne sait pas si c’est vraiment le chauffeur qui répond, on ne sait pas si c’est vraiment le bon véhicule», dit-il. M. Saliba ajoute que les véhicules de compagnies comme Taxi Diamond ou Taxi Hochelaga sont munis de dispositifs qui écartent de tels scénarios.

«C’est impossible», répond du tac au tac M. Di Massimo. Il réplique en outre que l’application pour chauffeurs Hypra est protégée par un mot de passe pour s’assurer de l’identité du chauffeur.

Max-Louis Rosalbert, président du Regroupement des propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal, a affirmé à Métro qu’il supporte la compagnie Hypra. «C’est mieux pour nos chauffeurs, il n’ont pas à payer de cotisation. En plus, contrairement à Uber, c’est légal», a-t-il dit, rappelant que Hypra est reconnue par le Bureau du taxi montréalais.

Quelque 50 chauffeurs travaillent présentement pour Hypra, selon M. Di Massimo.

Source: journalmetro.com
 
 
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jean pierre gallot
Paris) À Paris, il y a longtemps que les entreprises de voitures de transport ou de tourisme avec chauffeur (les VTC) font compétition aux quelque 20 000 taxis en circulation. Uber est un acteur parmi tant d'autres et ses concurrents l'ont même traîné devant les tribunaux. État des lieux.


«De la concurrence déloyale», lance Karim, alors que son taxi contourne la place de la République avant le coup de minuit.

À Paris, comme à Montréal, les taxis Uber suscitent la grogne chez les chauffeurs traditionnels syndiqués, mais également chez les autres entreprises dites de VTC, soit de voitures de transport ou de tourisme avec chauffeur.

C'est même la guerre entre Uber et les différents services de VTC, dont LeCab. Il y a moins de trois semaines, ces derniers ont traîné Uber devant les tribunaux, main dans la main avec la chambre syndicale des artisans du taxi.



Ils contestent le service «low-cost» UberPOP. «C'est interdit en France pour les VTC d'appliquer un tarif au kilomètre. Le VTC doit offrir un forfait», indique le président du syndicat, Christian Delomel.

De son côté, le patron d'Uber France, Thibaud Simphal, affirme qu'UberPOP vise à «aider de simples propriétaires à amortir le coût d'achat et d'entretien de leur véhicule».

Mis à l'amende

En octobre dernier, le tribunal correctionnel de Paris a collé une amende de 100 000 euros (142 000 $) à Uber pour s'être présenté comme un service du covoiturage. En France, la start-up offre plusieurs catégories de services, dont UberX et Uber Berline.

Un mois plus tôt, un amendement de la loi a réservé aux taxis le droit de conduire un client sans réservation préalable, les VTC devant se contenter du marché des transports fixés à l'avance.

Or, la loi peut être contournée, déplore-t-on, puisque l'amendement n'oblige les chauffeurs de VTC qu'à revenir dans un lieu «où le stationnement est autorisé» à tous.

Le privilège de maraude, comme on dit ici, est réservé aux taxis. «Mais ils font du racolage, dénonce Karim. Ils attendent à l'intérieur de l'aéroport aux arrivées et ils proposent le service aux gens avec un prix unique. Nous, on attend parfois deux heures. C'est déloyal!

«Pour quelque chose comme 130 euros (près de 185 $), ils ont une autorisation, s'indigne Karim. Or, une licence de taxi est de 240 000 euros (335 000 $). Moi je la loue 110 euros (environ 153 $) par jour. Ce n'est pas facile...»

Karim n'a pas été tenté par Uber pour autant. L'ancien ambulancier a le taxi gravé sur le coeur.

Un manque de taxis à Paris?

Uber met en relation des chauffeurs et des particuliers, grâce à une application mobile. À Paris, le service connaît beaucoup de succès car l'attente est parfois interminable pour avoir un taxi. Uber nous a même été recommandé par un représentant de la Délégation du Québec à Paris. Et n'allez pas dire à un chauffeur syndiqué qu'il manque de taxis car il vous reprendra sur-le-champ.

«À certaines périodes difficiles, c'est difficile d'obtenir un taxi, convient Christian Delomel. Mais quelle capitale n'est pas embouteillée le matin et le soir?»

Semblable à New York, la flotte de taxi parisienne compte près de 20 000 voitures.

Ne devient pas chauffeur de taxi officiel qui veut. «Il faut un diplôme national et une carte professionnelle régionale après huit semaines de formation professionnelle dans des écoles de taxi. Le diplôme est validé par la préfecture de police. Il faut un casier judiciaire vierge», explique Christian Delomel.

«Concurrence déloyale», lance-t-il, lorsqu'on le questionne sur les VTC. «Dans toute entreprise, il faut être assujetti aux mêmes règles et aux mêmes charges. Les VTC ont des statuts d'auto-entrepreneurs. Ils paient 27 % de charges sociales [impôts], or l'artisan-taxi en paie 47 %.»


Source: lapresse.ca
 
 
MONTREAL, Nov. 21, 2014 /CNW Telbec/ - The advent of ride-sharing applications has provoked a small revolution in the taxi industry over the past few months. The city of Toronto challenged Uber's legality, asking for a court injunction that would shut down the ride service. In Montreal, to meet the challenge of new players, local company Taxi Diamond announced a $1-million modernization plan last week. Do these new technologies represent a risk for the industry, or an opportunity for it to reinvent itself? Could their wide-scale adoption be economically beneficial for everyone?

In a Viewpoint published today, the MEI provides an overview of the benefits of ride-sharing applications. In addition to reduced costs and waiting times for users, these apps allow for a more efficient use of urban transportation resources, a reduction in kilometres travelled, as well as smaller and fewer traffic jams and less pollution.

A survey carried out in 21 large U.S. cities shows that for a standard ride, using Uber is cheaper than using a taxi everywhere except in New York and Philadelphia. Moreover, in San Francisco, 93% of customers who used ride-sharing apps waited 10 minutes or less for their rides to arrive after placing their calls, compared to just 35% of customers who used traditional taxi services.

"More drivers offering rides will necessarily lead to an increase in the number of people seeking rides. Everyone could come out ahead, taxi drivers included," explains Vincent Geloso, coauthor of the study and Associate Researcher with the MEI.

The publication also suggests that taxi drivers should be compensated partly for the falling value of their permits in the event that the use of ride-sharing applications becomes widespread.

"Thanks to the arrival of these apps, a veritable transformation of the taxi industry is taking place. The measures adopted by governments should take into account the benefits produced by these innovative companies, without neglecting the legitimate concerns of permit holders," concludes Jasmin Guénette, coauthor of the publication and Vice President of the MEI.

The Viewpoint entitled "Ride-Sharing Applications and the Future of Urban Transportation" was prepared by Vincent Geloso, Associate Researcher at the Montreal Economic Institute, and Jasmin Guénette, Vice President of the MEI. This publication is available on our website.

* * *

The Montreal Economic Institute is an independent, non-partisan, not-for-profit research and educational organization. Through its studies and its conferences, the MEI stimulates debate on public policies in Quebec and across Canadaby proposing wealth-creating reforms based on market mechanisms.

SOURCE Montreal Economic Institute

 
 
Il faut abolir «l'archaïque» permis de taxi qui freinerait le développement technologique de l'industrie, avance une étude qui sera publiée vendredi par l'Institut économique de Montréal au sujet de l'arrivée de nouvelles applications comme Uber.

Ce permis, qui se vend souvent pour plus de 200 000 $ à Montréal, est obligatoire si on veut pouvoir utiliser son véhicule comme taxi. On en dénombre 4440 sur le territoire de Montréal.

Selon les auteurs du rapport, ces permis représentent le plus grand obstacle à l'implantation de nouvelles technologies de «covoiturage», tels qu'UberX, qui auraient de nombreux effets bénéfiques pour les chauffeurs et les clients.

«Le système archaïque de permis a été adopté il y a longtemps, a souligné un des auteurs du rapport, Vincent Geloso. Les années 1970 sont terminées, mais la réglementation ne prend pas compte de possibles changements que les nouvelles technologies pouvaient amener.»

Par exemple, le document souligne qu'un sondage dans 21 grandes villes américaines démontre que le prix d'un voyage Uber est moins cher que le même trajet en taxi.

De plus, l'arrivée de telles applications à San Francisco a permis de réduire le temps d'attente pour une voiture de façon significative.

En effet, 93 % des clients qui utilisent des outils de covoiturage embarquaient dans un véhicule en moins de 10 minutes, contre 35 % des clients qui appellent des répartiteurs de taxi.

«Il y a de grands bénéfices associés à l'arrivée de ces nouveaux services, autant pour les chauffeurs que pour les clients, et l'expérience pourrait très bien se [répéter] à Montréal», a résumé M. Geloso.

Rachat de permis

Compte tenu du prix fort élevé d'un permis de taxi, les auteurs du rapport soulignent que c'est compréhensible que les propriétaires de taxi craignent de perdre leur investissement si on abolissait le système en place.

Ainsi, ils suggèrent à la Ville de mettre en place des procédures de rachat qui permettraient aux propriétaires de taxi de reprendre une partie de leur investissement et, dans certains cas, d'éviter de faire défaut sur leurs paiements.

Le rapport souligne également que l'absence de permis améliorerait le bien-être de nouveaux chauffeurs de taxi qui, en l'absence des prêts nécessaires pour l'acquisition d'une licence, seront en mesure de baisser leurs prix sans toucher leurs revenus.

«Quand on achète le permis à 200 000 $, on est coincés dans l'industrie parce qu'on ne veut pas perdre de l'argent. En enlevant le permis, on enlève cet obstacle au travail et on donne une plus grande flexibilité aux chauffeurs», a conclu le chercheur.

Opposition des taxis

L'idée d'abolir les permis de taxi reçoit un très mauvais accueil chez certains représentants de l'industrie du taxi, qui y voient des similitudes à l'abolition d'une propriété privée.

«Plusieurs chauffeurs ont travaillé toute leur vie pour acheter un permis et c'est leur seule pension. Si on leur enlève ça, ils n'auront plus rien pour leur retraite», a déploré Max-Louis Rosalbert, président du Regroupement des propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal.

«C'est comme si la Ville abolissait le concept de propriété privée et venait prendre ta maison», a-t-il martelé.

Source: canoe.ca
 
 
NEW YORK |  Au moment où UberX s’implante à Montréal, le populaire service de co-voiturage accumule les scandales aux États-Unis, à tel point que plusieurs usagers boycottent maintenant l’application mobile.

Ce sont les propos tenus par un des dirigents d’Uber, plus tôt cette semaine, qui ont fait déborder le vase.

Lors d’un dîner privé à Manhattan, Emil Michael a annoncé que la compagnie prévoyait investir un million de dollars pour enquêter sur la vie personnelle des journalistes qui critiquaient le service, question de lutter contre la couverture médiatique négative.

M. Michael visait particulièrement la journaliste Sarah Lacy, qui dresse un portrait peu flatteur de l’entreprise sur le blogue PandoDaily.

Elle décrit la direction de l’entreprise comme étant «misogyne et sexiste». Elle dénonce entre autres le fait qu’Uber ait utilisé des conductrices sexy comme moyen de promotion en France.

L’ironie c’est que quelques journalistes participaient à ce dîner. La déclaration maladroite et surprenante de M. Michael s’est aussitôt retrouvée sur le site Buzz Feed.

Le commentaire a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Plusieurs clients ont supprimé leurs comptes. Sur Twitter, le mot clic #DeleteUber s’est multiplié.

Le président d’Uber, Travis Kalanick, a été forcé d’excuser et de se distancer des propos de M. Michael. Ce dernier n’a pas été congédié par contre.

Harcèlement et poursuites

Plusieurs événements survenus ces derniers mois entachent l’image de la compagnie de San Francisco, qui continue de se propager un peu partout sur la planète.

Évaluée à 25 milliards de dollars, Uber est maintenant présente dans 205 villes et 45 pays.

Partout où il s’implante, le service fait face à l’opposition des gouvernements, de l’industrie du taxi et souvent de la presse.

Une journaliste de Buzz Feed qui enquêtait sur Uber, accuse la compagnie d’avoir traqué ses déplacements sans sa permission grâce à la fonction «God View», accessible à plusieurs employés de l’entreprise.

La compagnie est aussi poursuivie par la famille d’une fillette de six ans qui a été tuée par un chauffeur Uber à San Francisco.

À New York, un chauffeur Uber a été congédié après avoir harcelé une cliente atteinte d’un cancer parce qu’elle avait annulé sa réservation de voiture.

Le service UberX est une application pour téléphone intelligent qui permet à tous les automobilistes de devenir chauffeurs de taxi.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Les autorités municipales de Toronto cherchent à obtenir une injonction contre le service de transport alternatif Uber, qui a déjà semé la controverse dans plusieurs villes américaines et canadiennes, dont Montréal, sous prétexte qu'il pose un risque pour la sécurité publique.

Dans l'avis de requête déposé auprès de la Cour supérieure de justice de l'Ontario, elles exigent qu'Uber Canada cesse ses activités dans la ville reine.

L'entreprise offre aux détenteurs d'un téléphone intelligent de télécharger une application permettant de faire le pont entre des conducteurs qui ne disposent pas d'un permis de taxi et des passagers potentiels.

Cet outil fait rager les propriétaires des compagnies de taxi qui y voient une forme de compétition déloyale.

La directrice exécutive du département de l'immatriculation et des normes a affirmé que la compagnie offre ses services à Toronto depuis septembre 2012, et ce, sans détenir de permis de taxi ou de limousine.

Tracey Cook a ajouté qu'en septembre dernier, l'entreprise a lancé un nouveau service pour lequel elle a recruté des automobilistes qui n'avaient pas reçu d'entraînement, qui ne détenaient pas de permis adéquat et qui conduisaient des véhicules n'ayant pas fait l'objet d'une inspection et qui ne disposaient pas des assurances adéquates.

Les responsables d'Uber Canada ont défendu leur modèle d'affaires en faisant valoir que leur présence fait diminuer les coûts de transport pour les consommateurs, crée de l'emploi et entraîne une diminution du nombre de voitures sur le réseau routier.

Ils ont également critiqué les propriétaires des compagnies de taxi, les accusant de vouloir paralyser la concurrence et ainsi assurer la protection de leur monopole.

Source: lapresse.ca
 
 
Il y a un an, le 20 novembre 2013, peu après minuit, le chauffeur de taxi montréalais Ziad Bouzid était tué d'une balle dans la tête dans le quartier Côte-des-Neiges.

La police a arrêté son dernier client, Michel Duchaussoy, dans la soirée du lendemain. Il a été accusé de meurtre non prémédité. Crime raciste en pleine crise de Charte des valeurs ? Vol qui a mal tourné ? Fureur meurtrière ?

Un enquêteur du SPVM l'a cuisiné durant plus de cinq heures pour y voir clair. La Presse vous raconte heure par heure le déroulement de l'interrogatoire déposé en cour le mois dernier. Incursion dans la tête d'une bombe à retardement.


PREMIÈRE HEURE: VIE DE MISÈRE21 novembre 2013. 23 h 55. Michel Duchaussoy dort dans une cellule du centre opérationnel Est du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Le sergent-détective François Petit le réveille et lui demande de le suivre dans la salle d'interrogatoire.

Il est 0 h 21 lorsque l'interrogatoire débute. Le policier du SPVM prend un ton affable. Il lui offre à boire et à manger, puis s'assure que le quadragénaire a bien compris quels ses droits.

« Soit que je parle, soit que je ferme ma yeule », lui répond le détenu d'une voix fatiguée. Duchaussoy porte une combinaison blanche qu'il a dû enfiler après la saisie de ses vêtements.

L'homme de 43 ans est le principal suspect du meurtre du chauffeur de taxi montréalais Ziad Bouzid, survenu 48 heures plus tôt.

Les cinq heures suivantes passées en compagnie de l'enquêteur Petit seront déterminantes. Le suspect va-t-il s'enfermer dans un mutisme ? Déformer la réalité à son avantage ? Tout déballer ?

« Ça fait trois semaines que je n'ai pas grand nuits de sommeil », souligne Duchaussoy comme pour s'excuser de s'être endormi dans sa cellule.

Le policier lui demande s'il peut le tutoyer.

« Je te connais un peu, Michel. J'ai eu la chance de rencontrer du monde proche de toi [...] J'aimerais ça que tu me parles de toi un peu. »

Le ton est donné.

Sans se faire prier, le suspect lui déballe son enfance difficile. Benjamin d'une famille de six enfants, son père les a abandonnés quand il avait 5 ou 6 ans. « Mon père a eu deux autres enfants avec sa deuxième femme. Après ça, mon père a tué sa deuxième femme par arme à feu. J'avais peut-être 10-11 ans », lance-t-il.

Il se plaint d'avoir été victime de railleries à l'école. « Les parents ne voulaient pas que leurs enfants jouent avec moi. »

« J'ÉTAIS PAS MAL MOINS PIRE QUE BIEN DU MONDE QUE JE CONNAIS »

La famille vivait à Saint-Pierre, qui fait aujourd'hui partie de l'arrondissement de Lachine. Sa mère était sans emploi. Six bouches à nourrir. Elle aurait souvent battu son plus jeune « à coups de cuillère de bois » au point qu'il n'arrivait plus à s'asseoir.

La relation avec ses frères et soeurs était mauvaise - tous jaloux de leur mignon petit frère blond aux yeux bleus, toujours selon sa perception des choses.

Ça ne s'est pas amélioré à l'âge adulte. Il a lâché l'école très jeune. Il a travaillé un temps comme « chauffeur de lift », puis comme « homme de ferme ». Il a eu du mal à garder un emploi. Il a rencontré une femme avec qui il a eu deux garçons. Ils ont vécu un temps à Québec. Ils ont fini par se séparer. Duchaussoy est revenu vivre à Montréal.

Ses fils, désormais adultes, n'ont plus aucun contact avec lui.

Il y a une dizaine d'années, Duchaussoy a fait une tentative de suicide.

Aujourd'hui, il laisse entendre que c'est en raison de sa situation familiale. Son père s'est donné la mort en prison en 1991, sept ans après avoir été condamné à perpétuité pour le meurtre de sa seconde femme.

« Tu ne l'as pas eu facile ? », insiste l'enquêteur.

« Non, pas vraiment. Je ne veux pas dire que je suis meilleur qu'un autre, mais j'étais pas mal moins pire que bien du monde que je connais. » Il se vante de ne pas avoir eu de dossier judiciaire avant l'âge de 26 ans (une cause de voies de fait simples).

DÉMÉNAGEMENT EN MONTÉRÉGIE

Ces dernières années, il a travaillé dans des vergers de Mont-Saint-Hilaire au moment de la récolte des pommes. En 2012, il s'est installé à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, non loin de Mont-Saint-Hilaire, avec sa nouvelle femme, Patricia. Le couple s'était marié deux ans plus tôt - et ce, quelques mois à peine après leur rencontre - pour faciliter la régularisation du statut au Canada de la femme d'origine tunisienne. Dans ce village de la Montérégie, Duchaussoy a eu l'impression de ne pas être « ben ben aimé ».

À ce stade de l'interrogatoire, le suspect ne s'attarde pas sur le sujet. Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville et la fameuse Patricia deviendront importants dans la trame des événements.

L'enquêteur le sait, mais il est patient. Il évite de confronter Duchaussoy. L'interrogatoire ne fait que commencer.


DEUXIÈME HEURE: S'ENFONCERL'hiver précédant l'arrestation de Michel Duchaussoy pour meurtre, sa femme, Patricia, est retournée vivre plusieurs mois dans son pays d'origine, la Tunisie.

« Ça m'a donné un coup [...]. On n'avait pas une relation de chicane. Patricia, elle m'adore », confie le principal suspect de l'assassinat d'un chauffeur de taxi montréalais.

Il est 1 h 20 du matin. On entre dans la seconde heure d'interrogatoire.

« Je peux te dire ça, elle t'aime », lui assure le sergent-détective François Petit.

Le suspect ne semble pas comprendre l'allusion de l'enquêteur au fait que sa femme collabore avec la police.

L'enquêteur fera plusieurs allusions aux femmes dans la vie du suspect durant la deuxième heure de l'interrogatoire. Il touchera des cordes sensibles.

Le policier l'assure que sa mère « l'aime encore ». « Je peux te dire qu'elle s'inquiète beaucoup pour toi. »

« C'est sûr. De voir ma face de même à la TV ! [La recherche du suspect a été médiatisée.] Une chance qu'elle a son pacemaker », répond Duchaussoy.

« Patricia aussi m'a dit que tu ne l'avais pas eu facile », renchérit le policier.

Encore une fois, le suspect ne saisit pas l'allusion.

Après le départ de Patricia vers la Tunisie, Duchaussoy a quitté Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville pour retourner vivre à Montréal. Une propriétaire de vergers qui possède aussi des immeubles dans la métropole lui a offert un boulot de concierge en plus de lui fournir un logement.

Duchaussoy a emménagé sur l'avenue Darlington dans le quartier Côte-des-Neiges. Mais comme ça lui est arrivé souvent, il n'a pas réussi à conserver son boulot. Ni le logement fourni.

UNE NUIT PASSÉE DANS UN CONTENEUR

Entre-temps, sa femme est revenue de la Tunisie. Environ trois semaines avant la mort du chauffeur de taxi, fin octobre, le couple s'est retrouvé à la rue. Duchaussoy s'est mis à ramasser de la ferraille dans des conteneurs pour la revendre. Il n'avait plus un sou en poche. Il dormait dans un vieux camion qu'il a fini par vendre 300 $.

Début novembre, le couple est allé vivre dans un motel à Mont-Saint-Hilaire, où il avait l'habitude de dormir à la saison des pommes. Après une semaine, il avait épuisé les profits réalisés avec la vente du camion. Il est rentré à Montréal sans payer la dernière nuit.

Le couple s'est retrouvé chez une amie de Patricia qui a accepté de les héberger quelques jours.

La veille de la mort du chauffeur, le couple n'avait plus d'endroit où se réfugier. Duchaussoy et sa femme ont passé la nuit dans un conteneur à Lachine.

« C'était de la marde. J'étais pogné par-dessus la tête [...] On s'est réchauffés là-dedans », décrit Duchaussoy.

Puis, le suspect comprend. « Tu as parlé à Patricia ? Elle n'était pas supposée partir dans son pays ? », demande-t-il à l'enquêteur.

« On l'a rencontrée », acquiesce le sergent-détective Petit.

Au terme de deux heures d'interrogatoire, le suspect semble saisir que le policier en sait davantage que ses questions ne le laissent paraître.

 
 
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Plus de 200 personnes assistaient à la cérémonie. COLLABORATION SPÉCIALE LUCE DALLAIRE
(Saint-Georges) Solidaires de la famille éplorée et des proches attristés, plusieurs chauffeurs de taxi venus de partout au Québec ont tenu à rendre un dernier hommage à Hygin Veilleux en escortant le cortège funèbre, en portant sa tombe et en assistant à des funérailles empreintes de beaucoup d'émotion, lundi, à Saint-Georges de Beauce.

La cérémonie a eu lieu en l'église de L'Assomption, non loin de l'endroit où a été retrouvé sans vie, à l'intérieur de son véhicule, le corps meurtri de l'homme de 73 ans, assassiné le 7 novembre.

Atterrés et compatissants au drame  survenu en Beauce, environ 40 chauffeurs de taxi venus de Sherbrooke, Victoriaville, Rimouski, Sept-Îles, Val-d'Or, Sainte-Foy, Lévis, Beauport, Charlesbourg et, bien entendu, ceux de Taxi du Pont de Saint-Georges, la compagnie pour laquelle travaillait Hygin Veilleux, se sont joints au cortège.

Plus de 200 personnes, dont l'ancien député de Beauce, Gilles Bernier, assistaient à la cérémonie.

«C'est très triste. Nous sympathisons avec les deux familles concernées. Celle de la victime évidemment, mais celle aussi de celui qui a posé l'acte. L'incompréhension est totale et on ne peut s'empêcher de penser au fléau causé par la drogue», a-t-il dit.

Après avoir accueilli le fils unique de M. Veilleux, Serge et tous les membres de la famille, l'abbé Yves Fournier a invité l'assemblée à «déposer les fardeaux de l'incompréhension, de la colère, de la peine et de cette souffrance qui nous accablaient».

«Il y a tous ces sentiments contradictoires qui peuvent habiter notre coeur : incompréhension, impuissance, compassion, pitié, colère, haine, rancune. Pourtant, il faut continuer à vivre car nous sommes faits pour la vie», a-t-il poursuivi.

Accompagnée de ses soeurs Marguerite, Madeleine et Aline, la soeur aînée du défunt, Hélène, a dépeint Hygin Veilleux comme un homme discret, secret, toujours disponible. Un homme de coeur, travaillant, patient, courageux et apprécié de tous, qui rendait toujours service. 

«Nous te souhaitons bon voyage, bonne route», ont en choeur exprimé les quatre soeurs.

«Je garderai de Hygin le meilleur des souvenirs. Personne ne mérite une fin pareille. Lui encore moins que quiconque», a dit André, un de ses collègues. «Nous nous devions d'être ici aujourd'hui, ont ajouté Mohamed Dardari et Serge Collin, de Québec. Ce geste est incompréhensible. Il s'agit d'un meurtre gratuit. Cela nous touche profondément.» De son côté, David Couture, de Taxi du Pont, a indiqué que l'arrestation du présumé meurtrier rassure, mais n'enlève rien à la peine.

Cette tragédie, selon lui, appelle à une vigilance constante et interpelle tous les chauffeurs de taxi. «Nous savons que nous devons prendre soin les uns des autres, surtout dans notre métier. Je ne crois pas que l'ajout de caméras change vraiment quoi que ce soit. Un véhicule, c'est un véhicule. Ce n'est pas grand. Il n'y a pas vraiment moyen de se sauver», termine M. Couture.

Exceptionnellement, lundi, en raison des obsèques, les activités du Taxibus et de la compagnie Taxi du Pont avaient été momentanément interrompues à Saint-Georges.

Source: lapresse.ca
 
 
Les 20 000 chauffeurs de taxi du Québec devront dorénavant montrer patte blanche.

Ainsi, dès le 1er décembre, un nouveau mécanisme sera en place pour vérifier les antécédents judiciaires des aspirants chauffeurs de taxi. Cette mesure s'appliquera aussi pour les chauffeurs qui renouvelleront leur permis de taxi à compter du 1er janvier 2015.

Les autorités ont aussi prévu une mesure d'atténuation. Le demandeur, s'il a des antécédents criminels, aura la possibilité de soumettre une demande d'analyse de son dossier. Ainsi, il pourrait continuer son boulot si, par exemple, le délit commis n'a aucun lien avec son métier.

Le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, et le maire de la Ville de Montréal, Denis Coderre, ont fait le point sur ces mesures dimanche matin au bureau de Transports Québec, au centre-ville de Montréal.

«Le statu quo, a mentionné le ministre qui aussi responsable de la région de Montréal, n'est pas une solution viable car il risque de rompre le lien de confiance entre l'industrie et la clientèle. Je crois donc que les clients de même que la très grande majorité des chauffeurs, qui sont des travailleurs honnêtes, y trouveront également leur compte» a-t-il ajouté.

Les mesures étaient prévues depuis 2001, en vertu de l'article 26 de la Loi concernant les services de transport par taxi mais leur application a été retardée en raison d'un «flou juridique».

«J'ai demandé aux avocats de la Société d'assurance-automobile du Québec (SAAQ) et ceux de mon ministère de régler rapidement ce flou juridique pour appliquer les mesures comme elles avaient été écrites en 2001. Cela s'est fait en 60 jours. Puis, j'ai appelé le maire Denis Coderre compte tenu de la responsabilité avec le Bureau du taxi de Montréal. Il a aussi dit oui pour agir rapidement», a dit le ministre.

L'an dernier, le Service de police de la Ville de Montréal avait relevé 29 cas d'agressions sexuelles s'étant déroulées dans des véhicules-taxis. Trois chauffeurs ont été arrêtés.

Récemment, l'industrie du taxi à Montréal avait dénoncé la série d'agressions sexuelles perpétrées par un chauffeur de taxi dans le secteur Notre-Dame-de-Grâce. Il aurait agressé quatre femmes ces derniers mois.

Les représentants du monde du taxi s'est d'ailleurs félicité du nouveau mécanisme de contrôle qui cadre, disent-ils, avec la politique sur l'industrie du taxi dévoilée en août dernier

De son côté, le plus important regroupement de chauffeurs de taxis au Québec, le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM), a lui aussi bien accueilli la décision du gouvernement du Québec.

«Il en reste beaucoup à faire, mais cette mesure, affirme Mario Denis, coordonnateur du RTAM, augmente d'un cran la sécurité des utilisateurs de taxis de Montréal et de tout le Québec. Elle professionnalise un peu plus encore le statut de chauffeur de taxi qui doivent être considérés comme des professionnels au même titre que les chauffeurs de camion», a-t-il conclu.

Pour sa part, le maire de Montréal estime que ces nouvelles mesures devraient rassurer tout le monde.

«La vérification des antécédents judiciaires des chauffeurs s'inscrit dans la ferme volonté de la Ville d'assurer une sécurité adéquate aux clients comme aux membres de l'industrie» a dit M. Coderre.,

Un guichet d'information unique sera mis à la disposition des chauffeurs. Mais ces derniers devront payer eux-mêmes pour la vérification des antécédents judiciaires, une facture dépassant la centaine de dollars.

Le ministre Poëti n'a pas été en mesure de dire combien de chauffeurs pourraient devoir quitter leur métier. Selon lui, on devrait avoir un portrait de la situation dans deux ans.


Source: lapresse.ca