En un an, la présence du taxi illégal aurait fait fondre 50 % des revenus réguliers des chauffeurs de taxi, selon le Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM). L’effet UberX se fait aussi sentir dans l’Est où les chauffeurs ont perdu 30 % de leur revenu, selon Farouk Abib, de la Coop de l’Est.

M. Abid fait remarquer que plusieurs chauffeurs ont quitté l’entreprise pour travailler à leur compte avec l’application UberX, tandis que d’autres ont choisi de faire les deux à la fois.

Bien qu’illégale, cette méthode est alléchante pour certains chauffeurs qui disent avoir vu leur salaire passer de 50$ à plus de 100$ par jour.

D’autres, comme Abdellah, sont devenus chauffeurs pour UberX pour contourner la réglementation.

«Je travaille avec UberX parce que je n’ai pas le choix. J’ai passé l’examen avant-hier et je l’ai échoué à 69 % à cause de la partie sur la toponymie. Il faut connaître toutes les rues et tous les attraits de la Ville», explique le chauffeur qui a échoué ce test à deux reprises.

Ce qu’ils ont dit…

«Je pense qu’il faut laisser les gens travailler parce qu’il y a des gens qui n’ont pas le choix» – Abdellah, chauffeur d’UberX

«Certains chauffeurs passent une heure à attendre à leur poste pendant qu’ils voient deux fois plus de gens embarquer dans des voitures d’UberX.» – Max-Louis Rosabert, président du RPTM

«Nous sommes impuissants devant cette situation. Ce sont les gouvernements qui doivent bouger parce que même si nous, les taxis, sommes propriétaires, c’est le gouvernement qui gère tout dans le taxi.» – Léonel Beauséjour, chauffeur de taxi


C’est quoi UberX?
UberX a été lancé à Montréal en octobre 2014. Cette application permet à tout automobiliste de devenir un chauffeur de taxi en le mettant en contact avec un client. L’entreprise californienne est présente dans 250 villes à travers le monde. Le service a soulevé la polémique dans plusieurs pays, notamment en Espagne où il a été interdit.

Source: journalmetro.com
 
 
Alors que le Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM) demande au gouvernement de sévir contre le transport illégal, comme UberX, plusieurs chauffeurs rencontrés à Montréal-Nord dénoncent plutôt les frais d’exploitation, qu’ils jugent exagérés.

«Il faudrait que ces frais soient abolis et non que les chauffeurs d’UberX paient autant que les chauffeurs de taxi», estime Stevens, un chauffeur d’UberX.

«Il faut que ce soit les mêmes règles pour tout le monde, mais on paie tellement de taxes que parfois, on n’arrive même pas. Ça va très mal. Il y a beaucoup trop de frais. On doit travailler minimum 12 heures par jour pour gagner 50$», ajoute le chauffeur Léonel Beauséjour.

«Avant, il y avait de l’argent dans le taxi, mais aujourd’hui, j’arrive à peine à couvrir mes dépenses. Je gagne moins de 5$ l’heure», ajoute Ben Mamoud, un autre chauffeur de taxi de Montréal-Nord.

Contrer l’effet UberX
UberX et d’autres taxis illégaux, qui annoncent sur des sites comme Kijiji, font la vie dure aux chauffeurs en norme en grugeant une bonne part de leur profit. Pour contrer cet effet, le RPTM a convoqué la presse, jeudi. Le regroupement demande au gouvernement du Québec et à la Ville de Montréal de sévir contre le transport illégal.

«Le Bureau du taxi dit qu’ils ont des inspecteurs qui saisissent des voitures, mais on n’en entend pas parler. Nous voudrions qu’il y ait plus d’inspecteurs et qu’ils publicisent les saisies afin de dissuader les autres chauffeurs de taxi illégaux», suggère Max-Louis Rosalbert, président du regroupement qui représente 4000 chauffeurs et 2000 propriétaires de taxi de la métropole.

«Il faut que les autorités s’engagent vraiment à arrêter ces gens. Le Bureau du taxi n’a aucun problème à nous intercepter, les chauffeurs réguliers. Et ces illégaux, ils travaillent sans contrainte», a insisté Dallaire Rolland, vice-président du RPTM qui demande plus d’actions policières.

«Nous avons rencontré les décideurs de tous les paliers de gouvernement et ça traine encore depuis deux ans. Nous souffrons de cette inertie, ajoute M. Rosalbert. S’ils voulaient vraiment sévir, ce serait facile: ils n’auraient qu’à prendre l’application, à demander un chauffeur et à l’arrêter.»

Le RPTM demande aussi que les lois soient resserrées, comme en France où les transporteurs illégaux s’exposent à des peines de deux ans de prison et à 300 000 euros d’amende.

Mesures coercitives
Le ministre des Transports, Robert Poëti, et le maire de Montréal, Denis Coderre, ont tous deux qualifié les transporteurs comme UberX d’illégaux. Cela ne semble toutefois pas effrayer les chauffeurs d’UberX.

«Bien sûr, j’ai peur de faire saisir ma voiture, mais je crois que cette loi n’est pas encore claire. Nous sommes dans une zone grise parce qu’il n’y a pas de législation pour l’interdire», estime Stevens, chauffeur illégal.

L’été dernier, la Ville de Montréal a aussi présenté sa politique sur l’industrie du taxi dans laquelle elle dit vouloir «accentuer par différents moyens la lutte au transport illégal».

Le cabinet du ministre des Transports indique que M. Poëti pourrait déposer un projet de loi dans les prochains mois.

«Des dispositions concernant le haussement des amendes et l’augmentation du pouvoir de saisie du Bureau de Taxi de Montréal seront considérées», confirme-t-on.

Actuellement, la saisie des véhicules faisant du transport illégal est faite par les inspecteurs du Bureau du taxi, mais pour ce faire, ils doivent contacter les policiers du Service de police de la Ville de Montréal, ce qui ralentit les procédures.

(En collaboration avec Laurence Houde-Roy)

Frais annuel pour opérer un taxi à Montréal

150$ pour l’inspection bisannuelle de la voiture

27,25$ pour le permis (ou 54,50$ pour deux ans)

105$ pour le certificat d’antécédent judiciaire (valide pour un ou deux ans)

835$ pour immatriculer la voiture

167$ pour renouveler le permis d’opération du taxi

Source: journalmetro.com
 
 
Picture
Crédit photo : Agence QMI
Montreal taxi drivers say they will consider going on strike if the city doesn’t do more to crack down on illegal carriers.

Members of the Montreal Taxi Owners’ Association (MTOA) say that alternative carriers, including UberX and ride services posted on online classifieds, have cost the taxi industry a large fraction of its business.

“Drivers go out to work and they come home with half of what they used to,” said association administrator Kamal Sabbah.

He said the revenue loss has had a considerable impact on the estimated 15,000 licensed cab owners and drivers in the city.

Mayor Denis Coderre declared UberX illegal in October 2014, but the drivers say little has been down to enforce the law.

They’re asking the city to increase fines, which are currently between $350 and $1,500. They also want police to be more vigilant.

MTOA president Max-Louis Rosalbert says he also wants authorities to publicize their interventions, “so that new people who are considering working these illegal jobs know they risk getting caught.”

Sabbah says that for consumers, it’s a matter of safety.

“It’s secure for a client to take a taxi,” he says, citing the permit, training and background checks required.

He says that in the case of illegal carriers, the client “doesn't know who he's dealing with.”

“This is very important when you send your kid, someone you care about. You want to know who's driving your family.”

Source: cbc.ca
 
 
Les propriétaires de taxi de Montréal n’en peuvent plus d’attendre et demandent au gouvernement du Québec et à la Ville de Montréal de sévir contre le transport illégal.

Dans une conférence de presse, jeudi, le Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM), a affirmé que ses membres ont perdu plus de 50% de leur revenu régulier en un an, en raison de la présence de nombreux transporteurs illégaux dans la métropole.

UberX fait partie de leurs préoccupations ainsi que plusieurs autres qui font leurs affaires sur des sites comme Kijiji, disent-ils.

«Nous avons rencontré les décideurs de tous les paliers de gouvernement et ça traine encore depuis 2 ans. Nous soufrons de cette inertie», a affirmé Max-Louis Rosalbert, président du RPTM.

Les propriétaires de taxi de Montréal n’en peuvent plus d’attendre et demandent au gouvernement du Québec et à la Ville de Montréal de sévir contre le transport illégal.

Dans une conférence de presse, jeudi, le Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM), a affirmé que ses membres ont perdu plus de 50% de leur revenu régulier en un an, en raison de la présence de nombreux transporteurs illégaux dans la métropole.

UberX fait partie de leurs préoccupations ainsi que plusieurs autres qui font leurs affaires sur des sites comme Kijiji, disent-ils.

«Nous avons rencontré les décideurs de tous les paliers de gouvernement et ça traine encore depuis 2 ans. Nous soufrons de cette inertie», a affirmé Max-Louis Rosalbert, président du RPTM.

À Montréal, il y a plus de 11 000 chauffeurs de taxis, ainsi que 4000 propriétaires de taxis, indique le RPTM, donc «près de 15 000 familles qui vivent directement de cette industrie».

Alors que le ministre des Transports, Robert Poëti et le maire de Montréal, Denis Coderre, ont tous deux qualifié ces transporteurs comme illégaux, les chauffeurs de taxi se demandent pourquoi plusieurs circulent toujours à Montréal.

«Il faut que les autorités s’engagent vraiment à arrêter ces gens. Le Bureau du taxi n’a aucun problème à nous intercepter, les chauffeurs réguliers. Et ces illégaux, ils travaillent sans contrainte», a insisté Dallaire Rolland, vice-président du RPTM qui demande plus d’actions policières.

Le RPTM souhaite notamment que le gouvernement augmente les amendes pour ces transporteurs illégaux, qui se situent actuellement entre 350$ et 1500$.

«Parce que, de toute façon, ces transporteurs ont beaucoup de moyens, ils paient tout simplement l’amende et continuent d’offrir leur service», a fait valoir M. Rolland.

Le regroupement de chauffeurs estime que la Ville de Montréal devrait faire plus de publicités pour dissuader les transporteurs illégaux d’offrir leurs services

«Pour que les nouvelles personnes qui veulent travailler dans l’illégalité sachent qu’ils sont sujets à se faire saisir leur voiture et à recevoir une pénalité», explique M. Rosalbert.

La Ville de Montréal a présenté l’été dernier sa politique sur l’industrie du taxi dans laquelle elle dit vouloir «accentuer par différents moyens la lutte au transport illégal». Le plan d’action pour la mise en application de cette politique doit suivre.

Au cabinet du ministre des Transports, on indique que le ministre pourrait déposer un projet de loi dans les prochains mois. «Des dispositions concernant le haussement des amendes et l’augmentation du pouvoir de saisie du Bureau de Taxi de Montréal seront considérées», confirme-t-on.

Actuellement, la saisie des véhicules faisant du transport illégal est faite par les inspecteurs du Bureau du taxi, mais pour ce faire, ils doivent contacter les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ce qui ralentit les procédures.

«Mais ça fait 2 ans qu’on l’attend [la nouvelle loi], ça ne devrait pas prendre autant de temps. Ce n’est pas nouveau le transport illégal», a soupiré M. Rosalbert.

Source: journalmetro.com
 
 
Picture
PHOTO CHANTAL POIRIER/LE JOURNAL Guercy Edmond
C’est une véritable escalade de violence qui a abouti à ce qu’un chauffeur de taxi écrase son client, a-t-on entendu au tribunal ce mercredi.

«Le ton est monté rapidement», s’est souvenu Salim Amara, témoin de la scène et ami de la victime.

Le 29 avril 2012, il était dans le taxi avec la victime Benoît Kapelli, peu après la fermeture des bars sur le Plateau Mont-Royal. La tension n’a cessé de monter entre ce dernier et le chauffeur de taxi, Guercy Edmond.

Les deux hommes se sont d’abord chicanés verbalement dans le véhicule, quand Kapelli a réalisé que le compteur du taxi affichait 5 $ juste après s’être installé.

«Benoît criait, il disait ‘’tu vas pas me charger ça’’», s’est souvenu Salim Amara.

Il a raconté que son ami a rapidement dit au chauffeur de le laisser descendre. «Benoît a crié et a claqué la porte très fort», a-t-il raconté.

Les vidéos montrent ensuite que le chauffeur est à son tour descendu du taxi. Edmond et Kapelli se sont à nouveau bousculés dehors. Kapelli pousse le chauffeur, qui réplique en lui lançant une bouteille de verre avant de retourner dans son véhicule.

Manœuvres folles

Les vidéos de surveillance montrent ensuite Benoît Kapelli qui flanque un coup de pied au taxi. Le chauffeur finit par ressortir, armé cette fois d’un balai. Il semble alors se diriger vers son client, prêt à le frapper selon ce que montrent les vidéos de surveillance. Ce dernier réplique en tentant de donner des coups de pied. Les deux hommes finissent par se jeter l’un sur l’autre.

C’est après cela que le chauffeur a voulu quitter les lieux et a exécuté des «manœuvres folles», selon les mots du témoin Amara. Plusieurs personnes s’étaient rassemblées autour du taxi. Le chauffeur a effectué plusieurs boucles. Il a fini par rouler sur Kapelli, qui semblait vouloir bondir sur le véhicule d’après des images captées par des témoins.

Kapelli a subi une perforation de la vessie, ses côtes ont été brisées et il a une cicatrice sur le menton.

Edmond a été accusé de voies de faits graves et armées, de délit de fuite et de négligence criminelle causant des lésions.

« Je te tue »

Dans une vidéo, on entend Salim Amara, manifestement sous le coup de l’adrénaline, dire à quelqu’un sur les lieux : «Je lui ai dit (au chauffeur) “sors-pas mec, je te tue! T’as essayé de le tuer, je vais te tuer mec’’»

Cette nuit-là, Salim Amara a assuré que lui, Kapelli et un autre ami ont passé toute la soirée dans un bar, jusqu’à la fermeture vers 3 h du matin. «On était dans un état d’ébriété avancé», a-t-il admis.​

Kapelli n'a jamais été accusé dans cette affaire.

Le procès se poursuit cet après-midi au palais de justice de Montréal devant la juge Geneviève Graton, de la Cour du Québec.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Was a Montreal cab driver deliberately trying to run down a belligerent customer or just acting in self-defence and attempting to flee when he ran him over with his car?

Those competing versions clashed in a Montreal courtroom on Tuesday as a trial began for Guercy Edmond on four charges: hit and run, aggravated assault, assault with a weapon and dangerous driving.

The incident on April 29, 2012, gained widespread coverage as videos of the after-hours melee were widely shared on YouTube and other social media.

The man injured in the hit and run, French national Benoit Kapelli, took the stand as the first prosecution witness on Tuesday.

Armed with a fuzzy memory he chalked up to shock, Kapelli said he was acting in self-defence and fearful of being attacked after an argument ensued over a disputed fare and a taxi meter that hadn’t been reset.

It then degenerated into a physical altercation between Edmond and Kapelli after the latter demanded to be let out of the cab and called the cabbie a thief.

Videos later captured Edmond’s vehicle being surrounded by a swarm of people, including Kapelli.

The car was kicked and struck as Edmond, 50, drove erratically around an intersection in the Plateau-Mont-Royal borough.

One man jumped atop the vehicle and stomped on it just before Kapelli was run down.

Prosecutor Josiane Laplante said Kapelli ended up with a perforated bladder, broken ribs and a large cut on his chin.

Under cross-examination, Kapelli denied striking Edmond inside the cab and also said he did not make racially charged remarks widely reported at the time of the alleged crime.

Defence lawyer Yves Vaillancourt suggested video taken of the late-night affair painted a different picture: one of an angry Kapelli striking and kicking the taxi cab over and over and repeatedly darting in front of it.

Kapelli called Edmond a thief, said he was fearful the cabbie was armed and testified he was trying to run him down.

Before hearing testimony, Quebec court Judge Genevieve Graton viewed a store security tape and bystander video that captured the events.

In one taken at street level, Kapelli is seen kicking the car one last time as he appears to lose his balance and gets caught under its wheels.

Laplante said the evidence will show the cab driver’s actions were deliberate, but Vaillancourt said he will argue it was self-defence and that Edmond was trying to get to police the report the altercation.

He said his client was afraid and didn’t see the victim as he drove away from the mob.

“As soon as Mr. Edmond crossed paths with a police officer, he told them people were after him,” Vaillancourt said. “Even when he was there with police officers (at the scene), they were still attacking the car.”

Vaillancourt reminded the judge that despite others swarming and striking Edmond’s car, his client is the only one who has been charged.

The trial is expected to last through Friday.

Source: montrealgazette.com
 
 
Le chauffeur de taxi Guercy Edmond, accusé d'avoir roulé sur le corps d'un client au terme d'une dispute, a plaidé non coupable, mardi, à l'ouverture de son procès au palais de justice de Montréal.

M. Edmond est accusé de délit de fuite, de voies de fait graves, d'agression armée et de conduite dangereuse relativement à un incident survenu le 19 avril 2012, à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Rachel.

L'affaire a été largement médiatisée puisque des témoins ont filmé une partie de la scène et l'ont téléversée sur YouTube. 

L'incident à l'origine du procès s'est produit après un différend entre M. Edmond et un client au sujet du prix de la course de taxi. Le tout avait rapidement dégénéré en affrontement.

Dans une vidéo déposée en preuve, on voit plusieurs personnes entourer le taxi de l'accusé et frapper la voiture des pieds et des mains. L'un d'eux monte même sur le toit de la voiture.

À un certain moment, le chauffeur renverse un des assaillants et roule sur son corps.

La victime, Benoit Kapelli, a subi une perforation de la vessie et de la rate, des fractures aux côtes et une coupure profonde au menton.

M. Kapelli témoignera en après-midi.

La Couronne argue que les gestes de Guercy Edmond ont été délibérés, mais l'avocat d'Edmond plaidera que l'accusé a agi en légitime défense après avoir subi l'assaut de plusieurs personnes, dont la victime.

Le procès, présidé par la juge Geneviève Graton, de la Cour du Québec, devrait durer quatre jours.

Source: radio-canada.ca
 
 
L’homme de 50 ans fait face à quatre chefs d’accusation pour avoir happé un client avec son véhicule

Le procès d’un chauffeur de taxi accusé d’avoir blessé un jeune qui l’avait d’abord agressé tout en refusant de payer la course s’ouvre aujourd’hui au palais de justice de Montréal.


Guercy Edmond fait face à quatre chefs d’accusation pour avoir blessé un client à la sortie des bars sur le Plateau Mont-Royal, le 29 avril 2012.

Cette nuit-là, le chauffeur maintenant âgé de 50 ans et sans antécédents judiciaires avait pris un groupe de jeunes dans son taxi. Mais les clients s’étaient montrés réticents à l’idée de payer et l’un d’eux aurait même frappé le chauffeur.

«Vous, dans votre pays, vous excisez les femmes», aurait dit un client à M. Edmond.

En sortant du véhicule, un des clients a été happé par Edmond. Benoît Kapelli a subi des blessures aux côtes, à la rate, aux poumons et à l’abdomen.

«Je ne me suis pas rendu compte que je venais de rouler sur quelqu'un, avait confié M. Edmond à TVA. Je voulais tout simplement fuir les lieux pour aller chercher le secours de la police.»

Scène filmée
La scène a été filmée par des passants et a vite fait le tour du web.

«Toute la population du Québec a vu la vidéo, je l'ai vue à la télévision, avait même commenté le juge Jean-Pierre Boyer lors de l’enquête caution d’Edmond, qui s’était tenue en mai 2012. Rien ne justifiait la détention de quatre jours. Je trouve ça scandaleux»

À l’époque, la Couronne n’avait pas eu accès à ces vidéos avant de porter des accusations de voies de fait graves et armées, de délit de fuite et de négligence criminelle causant des lésions.

«Ça n’a aucun sens», s’était insurgé le magistrat, en remettant Edmond en liberté sous caution, devant le regard soulagé de nombreux chauffeurs de taxi venus lui apporter leur soutien.

Un enquêteur de la police de Montréal avait toutefois ajouté que la vidéo ne montrait pas tout, et que l’accusé aurait tenté de frapper la victime avec le taxi, avant de lui rouler dessus.

Une centaine de chauffeurs de taxi avaient d’ailleurs manifesté devant le palais de justice pour leur collègue.

Le procès, devant la juge Geneviève Graton de la Cour du Québec, devrait durer quatre jours.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Le regroupement des propriétaires de taxi de Montréal (RPTM) fera une sortie publique cette semaine pour «éclaircir et mettre à jour» leur position sur le dossier du transport illégal à Montréal.

Sans pointer du doigt seulement UberX, qui a fait les manchettes récemment, le RPTM déplore que certains contrevenants ne respectent pas la loi qui protège l’industrie du taxi. Le maire de Montréal, Denis Coderre et le ministre des Transports, Robert Poëti, ont déjà dénoncé UberX, qualifiant le service de «transport illégal». «Mais qu’est-ce qui se fait actuellement pour arrêter les gens qui sont dans l’illégalité ?», a dénoncé à Métro Kamal Sabbah, représentant du RPTM. Sur son site internet, le regroupement annonce avoir envoyé des lettres aux représentants du gouvernement pour demander «l’augmentation des amendes et l’autorisation au [Bureau du taxi de Montréal] à saisir les voitures illégales», mais ses administrateurs «constatent la lenteur dans le traitement du dossier».

Actuellement, la saisie des véhicules faisant du transport illégal est faite par les inspecteurs du Bureau du taxi, mais pour ce faire, ils doivent contacter les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ce qui ralentit les procédures.

Le ministre Poëti a confirmé à la mi-décembre que les démarches étaient en cours pour changer la réglementation afin de permettre aux enquêteurs du Bureau du taxi de saisir les voitures UberX. La requête doit d’abord passer par plusieurs comités d’étude, mais le ministre estime que les changements pourraient être adoptés dès la prochaine session parlementaire.

UberX a récemment imposé à ses chauffeurs une inspection annuelle obligatoire de leur véhicule par un mécanicien certifié. Le ministre Poëti a soutenu que cet ajout ne donne pas pour autant un statut légal à UberX.

UberX permet à tout propriétaire d’une voiture âgée de moins de 10 ans à postuler et devenir un chauffeur de l’entreprise autorisé à recevoir des clients et à facturer ses courses.

Source: journalmetro.com
 
 
Les coopératives de taxis de la région de Québec s'associent pour lancer la nouvelle application mobile Taxi Coop. L'objectif est de répondre aux besoins de la clientèle qui souhaite de plus en plus commander leur taxi directement en ligne.

Pour l'industrie de taxi de la région, c'est aussi une offensive pour contrer l'éventuelle venue d'Uber, une entreprise technologique controversée qui concurrence l'industrie des taxis dans plusieurs grandes villes du monde comme Montréal.

« C'est une application qui répond aux besoins de la clientèle qui utilise des téléphones intelligents. C'est une application rapide, facile à utiliser, facile à downloader », explique le président de Taxi Coop, Abdallah Homsy.

Ce dernier souligne que « la beauté de la chose » est que toutes les coopératives de taxi de la région, habituellement en concurrence, ont travaillé de concert pour offrir un meilleur service.

« Avec cette application, peu importe où que vous soyez dans la ville de Québec, en pesant sur le bouton, la bonne voiture, légale, va venir vous prendre sur place », insiste M. Homsy.

Service « intelligent »

Le fonctionnement est très simple : le client lance l'application, puis celle-ci géolocalise sa position. Après avoir confirmer l'exactitude de l'adresse, il peut ensuite ajouter des spécifications à sa commande comme le type de paiement ou de véhicule, etc. Le taxi disponible le plus proche sera mis rapidement à sa disposition.

La nouvelle application Taxi Coop informera ensuite l'utilisateur avec beaucoup de précision. Un kilomètre avant l'arrivée de la voiture, le client sera avisé que le taxi s'en vient ou qu'il se trouve à sa porte. « C'est ça la beauté du produit », affirme Abdallah Homsy.

L'application Taxi Québec 5191, version améliorée

Le président de Taxi Coop affirme que l'application Taxi Québec 5191 a été très utilisée, mais elle avait ses limites. « Alors on s'est regroupé avec les autres compagnies et on s'est demandé : comment on peut partager ce qu'on a déjà développé? »Selon lui, le résultat est « un bijou en soi, une révolution ». Avec la nouvelle application, Taxi Coop prévoit séduire les personnes âgées de 35 à 40 ans, mais aussi les jeunes.

« Aujourd'hui, le client demande ce genre de produit là et si l'industrie veut se développer pour répondre à sa clientèle, c'est ça. Aujourd'hui, il faut qu'on soit des innovateurs », affirme M. Homsy.

Une application mobile pour les restaurateurs est aussi en développement, elle permettra de commander plus d'une voiture taxi à la fois.

Source: radio-canada.ca