Le chauffeur de taxi, qui a été victime d’une attaque à coups de barre de métal durant la nuit de vendredi à samedi à Chicoutimi, a finalement obtenu son congé de l’hôpital hier en fin d’après-midi.

Alain St-Gelais, âgé d’une cinquantaine d’année et qui travaille pour Taxis Unis avec son propre véhicule, a eu le nez cassé, une joue fracturée et des marques aux yeux selon le superviseur en poste.

Vers 2 h 30, alors qu’il se trouvait sur la rue Normandie dans le secteur Rivière-du-Moulin, deux jeunes individus l’ont frappé à la tête et au visage pour lui voler son argent, mais ils ont finalement pris la fuite lorsque le chauffeur s’est mis à klaxonner pour sonner l’alerte.

Bon réflexe

Il a eu le bon réflexe, ont souligné ses collègues rencontrés hier, qui étaient toujours sous le choc.

«Je le connais, a indiqué Claude Lapointe, et ça fait réfléchir. Habituellement, c’est pas pire qu’ailleurs, et c’est déjà arrivé qu’on soit attaqué, mais c’est triste. On ne mérite pas ça parce qu’on travaille fort. Surtout actuellement.»

Sous le couvert de l’anonymat, un autre chauffeur de taxi a renchéri.

«Oui ça fait peur. Ce sont des choses qui peuvent se produire. On ne sait jamais sur qui on va tomber, quel genre de clients on aura. Moi, même si je ne travaille pas de nuit, je vais être plus prudent.»


Source: journaldemontreal.com
 
 
Jasmin Lavoie) L'implantation d'UberX à Montréal a déjà des impacts «potentiellement destructeurs» sur l'industrie, selon le nouveau président de l'Association haïtienne des travailleurs du taxi, Stanley Bastien. Le président du plus important regroupement de chauffeurs et propriétaires de l'île affirme que le prix du permis de taxi est en chute libre, «d'un minimum de 20%» depuis le lancement de l'application à la fin du mois d'octobre.

Selon lui, la venue d'UberX sur le marché rend les banques «plus frileuses». Elles hésiteront à prêter de l'argent à ses membres qui souhaitent acheter un permis. Ce dernier est obligatoire pour tout travailleur souhaitant utiliser son véhicule comme taxi. «S'il fallait que le permis de taxi plante, que des gens perdent leur travail, plus de 4000 familles pourraient en subir les conséquences», estime celui qui représente plus de 3500 chauffeurs et propriétaires. Les détenteurs de permis voient celui-ci comme un investissement qu'ils peuvent revendre à un autre travailleur à la fin de leur carrière.

Ces préoccupations sont aussi partagées par Max-Louis Rosalbert, président du regroupement des propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal, l'autre association majeure sur le territoire. Selon lui, les travailleurs «sont plus nerveux» depuis l'arrivée de la société américaine.

«Il y a plusieurs de mes membres qui pensent à se défaire de leur permis», avance Max-Louis Rosalbert en entrevue à La Presse. Pour lui, cette situation crée un déséquilibre entre l'offre et la demande des licences, ce qui en fait diminuer la valeur sur le marché. Le prix d'un tel permis est évalué à environ 190 000$. Stanley Bastien pense que les perturbations actuelles doivent amener les travailleurs à innover pour rester compétitifs.

Il affirme que le service «inégal» offert par quelques chauffeurs nuit à la crédibilité de l'industrie et profite à des entreprises comme Uber. Le représentant se dit d'ailleurs intéressé par la proposition de l'entrepreneur Alexandre Taillefer. L'homme d'affaires souhaite regrouper les taxis sous une seule société ultramoderne pour faire concurrence au géant du transport.

Des réticences

Le président de l'Association haïtienne des travailleurs du taxi émet en revanche certaines réserves sur l'initiative de M. Taillefer, puisqu'elle n'explique pas clairement ce qui se passerait avec la valeur des permis des propriétaires.

«Le but de la coop est intéressant, mais dans la mesure où les propriétaires ne perdent pas leur investissement», soutient M. Bastien. Le nouveau président précise ne pas avoir de problème avec Uber, l'autre application lancée par l'entreprise californienne.

Il critique aussi le gouvernement qui, pense-t-il, met du temps à légiférer pour empêcher ce «transport illégal» que représente à ses yeux UberX. L'application permet à presque n'importe quel Montréalais de se transformer en chauffeur de taxi et d'offrir ses services sans se soumettre aux règles en vigueur établies par l'industrie.

En entrevue à La Presse la semaine dernière, le ministre des Transports Robert Poëti affirmait pourtant que les chauffeurs utilisant UberX s'exposeraient bientôt à voir leur voiture saisie par les inspecteurs du Bureau du taxi.

Le directeur général d'Uber Montréal, Jean-Nicolas Guillemette, croit qu'au-delà des chauffeurs qui se plaignent, son nouveau produit permet surtout de «répondre à un besoin» négligé au cours des dernières années par l'industrie. «On entend les chauffeurs de taxi se plaindre, mais on n'entend pas les citoyens». M. Guillemette a rencontré Robert Poëti plus tôt cette semaine pour lui proposer des solutions afin de s'assurer de la légalité de son service.

Unir les associations pour se défendre

Stanley Bastien souhaite aussi «restructurer» l'Association haïtienne des travailleurs du taxi. Pour l'instant, le chauffeur ou propriétaire membre doit obligatoirement être d'origine haïtienne.

Il pense que cette règle est archaïque et qu'elle doit être modifiée pour accepter «tout le monde» sans discrimination. «L'industrie du taxi n'a pas de race. Nous n'avons plus les problèmes de 1982 où il y avait des problèmes de racisme.» Il aimerait aussi fusionner ou associer son organisation à celles qui sont similaires à Montréal. Il pense que les problèmes «majeurs» auxquels fait face l'industrie du taxi nécessitent une plus grande solidarité entre les chauffeurs et propriétaires et que cela permettrait aux travailleurs d'avoir un plus grand rapport de force.


Source: lapresse.ca
 
 
MONTRÉAL, le 19 déc. 2014 /CNW Telbec/ - Le Comité provincial de concertation et de développement  de l'industrie du taxi (CPDCIT) soulignait, le 18 décembre dernier, un nouveau partenariat avec le Bureau du Taxi de Montréal (BTM), pour son programme Cool Taxi. Cette alliance permet notamment d'obtenir l'approbation d'habillage de voitures aux couleurs du programme. Une première dans l'industrie du taxi à Montréal. Plusieurs voitures sillonneront ainsi les rues de la ville pour rappeler à la population l'importance de prévoir un retour sécuritaire à la maison après les célébrations où il y a consommation d'alcool. 

Cool Taxi est une initiative des pères de trois adolescentes grièvement blessées dans un accident lié à la conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool en 2010. À cette occasion étaient réunis, de gauche à droite : M. Radwan Azzan, chauffeur de taxi, M. Tony Di Tullio, représentant des titulaires de permis de propriétaires de limousine, Mme Elsie Lefebvre, conseillère de la Ville, Coalition Montréal, Mme Denise Vaillancourt, STM, représentante de la clientèle corporative, M. André Leclerc, Kéroul, représentant de la clientèle à mobilité réduite, Mme Érika Duchesne, conseillère de la Ville, Projet Montréal,M. Aref Salem, président du BTM, membre du comité exécutif, M. Benoit Jugand, directeur général du BTM, Me Nicola Di Iorio, un des trois pères initiateurs de Cool Taxi, M. Benoit Vallé, représentant des intermédiaires en services de taxi, M. Dory Saliba, président du conseil d'administration du CPCDIT et membre fondateur de Cool Taxi, M. Julcius Séide, représentant des titulaires de permis de chauffeurs, M. Wilson Jean-Paul, représentant des titulaires de permis de propriétaires de taxi et M. Mokrane Krimed, chauffeur de taxi.

SOURCE Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT)
 
 
Ça se passe en France, au 19e siècle. Un jour, les fabricants de chandelles déposent une pétition à la chambre des députés. Leur exigence : qu'on ordonne la fermeture des fenêtres par lesquelles la lumière du jour entre dans les maisons. L’État, disent-ils, doit les protéger de la compétition ruineuse d'un rival plus performant qu'eux : le soleil...

Par cette boutade, l’économiste Frédéric Bastiat voulait démontrer que les partisans de l'intervention de l'État dans l'économie ont souvent pour but premier de préserver les avantages d’un groupe particulier. Malheureusement, cette habitude persiste. Même ici à Montréal. 

Uber, notamment, fait peur à l'industrie du taxi. Ce service citoyen permet aux chauffeurs de taxi de trouver des clients plus rapidement et, à d’autres, d’offrir ce service lorsqu’ils ont des heures disponibles. Des gens d’horizons divers offrent ce service à temps partiel pour arrondir leurs fins de mois, ou à la suite d’une perte d’emploi. Certains le font à temps plein, dont plusieurs chauffeurs de taxi.

Sauf que le lobby de l’industrie du taxi déploie des efforts pour nuire à Uber, et ça semble fonctionner. Le ministre des Transports affirmait cette semaine qu’il ira jusqu’à faire saisir les voitures des chauffeurs d'UberX (un service similaire) circulant à Montréal, qualifiant ce service de transport « illégal ».

On peut comprendre l’industrie d’être nerveuse : les usagers d’Uber (et UberX) profitent de trajets beaucoup moins chers que le taxi. Ils ont plus de choix, et obtiennent un meilleur service. Tout ça de façon simple, à partir de leur téléphone intelligent. En plus, c’est bon pour l’environnement. Uber encourage les consommateurs à abandonner l’automobile pour faire du covoiturage, ce qui aide à réduire d’environ 40 % le nombre total de kilomètres parcourus, la fréquence des embouteillages et les émissions polluantes. (Document PDF)

Voilà donc une innovation utile pour les consommateurs – comme en témoignent les dizaines de milliers d’usagers qui utilisent Uber à toutes les semaines à Montréal –, bonne pour l’environnement et qui, pour faire changement, n’impose pas une nouvelle taxe aux contribuables!

Contre la volonté des consommateurs

Mais les lobbies de l’industrie du taxi crient à la concurrence déloyale. Et le gouvernement préfère écouter lobbys qu’écouter les consommateurs. Ces derniers souhaitent pourtant utiliser Uber, tout comme des centaines de milliers d’usagers dans 250 villes à travers le monde où ce service est présent.

C’est pourtant un combat perdu d'avance (comme la plupart des combats contre de nouvelles technologies). Le premier ministre Couillard lui-même a déjà dit que vouloir résister  aux phénomènes numériques équivaudrait, pour le Québec, à tenter de se mettre dans le milieu du Saint-Laurent pour en arrêter les flots. Et que des services comme Uber, ou même Netflix pour la vidéo, sont des phénomènes de société irréversibles. Peut-être le premier ministre et le ministre des transports devraient-ils se parler?

Compenser les chauffeurs

En ce moment, il est impossible d’entrer dans l’industrie du taxi sans acquérir un permis ou en louer un d’une personne qui en est détentrice. À Montréal, le prix d’un tel permis est d’environ 200 000 $. La popularité des applications de covoiturage comme Uber fait diminuer la valeur de ces permis, et cela représente un réel problème pour les chauffeurs de taxi qui comptent sur leur permis pour garantir leurs vieux jours.

Mais la solution n’est pas d’empêcher le progrès. L’IEDM proposait plutôt, dans une publication récente, d’indemniser partiellement les chauffeurs de taxis dont la valeur des permis diminuerait (par exemple en en fonction du montant original payé par el détenteur du permis, la durée pendant laquelle il l’a détenu, etc.) Non seulement cela réduirait l’opposition à l’innovation que représente Uber, mais cela aurait aussi comme effet d’éviter aux plus jeunes qui tentent de percer dans l’industrie d’être accablés d’une lourde dette, et leur permettrait d’être plus compétitifs.

L’industrie du taxi se transforme sous nos yeux grâce à la technologie. Les gouvernements peuvent prendre des mesures pour éviter de faire des détenteurs de permis des laissés-pour-compte, mais ils doivent avant tout tenir compte des bénéfices que ces entreprises innovantes produisent pour l’ensemble des citoyens.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Since the mobile taxi service launched in Montreal last year, politicians have called it illegal

Uber Montreal executives met Tuesday with the Quebec Transport Ministry, saying they want the company to be legally recognized in the province.

Uber is an application where you can order a taxi from any service straight from your mobile phone, allowing cab drivers who sign up to pick up additional fares they may not get through a dispatch company.

The mobile app launched in Montreal nearly a year ago. Since then, both the provincial government and the mayor of Montreal have called Uber illegal and threatened to shut it down.

Elsewhere in Canada, the legality of Uber has been challenged in court— something Uber Montreal is trying to avoid.

After Uber met with the ministry, Transport Minister Robert Poëti said there is a chance Uber could operate in the province.

“It was a positive meeting because they are asking to be regulated and they wanna talk with me to say, ‘How can we be regulated with the type of business we have?’” Poëti said.

But Poeti isn't as optimistic about another of the company`s services —​ uberX.

UberX allows drivers not licensed to operate as cab drivers the ability to use their own car to pick up passengers.

“You cannot just decide that you are going to do something because you are nice and make a business with it and not follow the rules. So that’s going to be harder. That’s for sure,” Poëti said.

Uber says its uberX service costs users between 20 and 30 per cent less than a standard cab fare. The company takes 20 per cent of the fare, leaving the rest to the driver. Users' credit cards are automatically charged through the app — tip included — meaning no cash exchanges hands.

Abdallah Mohamed Sseid, an uberX driver in Montreal, says the government should allow the service.

“I think right now we cannot do anything against technology. Technology is making our life better. It's making life very safe for the driver and the client.”

Taxi companies say they are opposed to any form of Uber in Quebec.

“They ought to do things legally, if they want to be here in Montreal to serve the customers, so they could do the same things as us,” taxi driver Silbert Desirê said.

Poëti says he will continue to meet with Uber to work out a solution.

Source: cbc.ca
 
 
Les dirigeants sur service de transport de personnes nouveau genre ont rencontré le ministre Robert Poëti pour que leurs activités ne contreviennent pas à la législation québécoise.

En service à Montréal depuis bientôt un an, l’application Uber – qui offre à ses utilisateurs d’obtenir et de payer un transport vers la destination de leur choix – suscite la grogne des opérateurs de taxi montréalais depuis plusieurs mois. Si bien que le service, dont la légalité a été critiquée à plusieurs reprises par le maire de la métropole Denis Coderre, se retrouve aujourd’hui face à des menaces de poursuite judiciaire.

Uber, dont la légalité du service a été critiquée à plusieurs reprises par le maire de la métropole Denis Coderre, se retrouve aujourd’hui face à des menaces de poursuite judiciaire.

Ailleurs au Canada, la légalité d’Uber a d’ailleurs été contestée devant les tribunaux – une situation qu’Uber Montréal souhaite éviter à tout prix.

Suite à sa rencontre avec les dirigeants de l’entreprise, le ministre des Transports s’est montré ouvert à la proposition, sans toutefois avantager Uber pour autant. Interrogé par Radio-Canada, Robert Poëti a déclaré : «Lorsque quelqu’un vient vous voir et vous dit : “Écoutez, on est une nouvelle technologie et une nouvelle forme d’entreprise qui vient vous demander conseil. Est-ce qu’on pourrait d’une certaine façon être capable d’entrer dans la loi?” Je crois que de claquer la porte [démontrerait] une fermeture qui n’est pas correcte.»

L’optimisme de Poëti est néanmoins bien mince à l’égard d’un terrain d’entente au sujet d’UberX, la déclinaison bon marché du service de transport d’Uber.

«Vous ne pouvez pas décider que vous allez faire quelque chose parce que vous êtes gentil et de monter une entreprise sur celle-ci sans suivre les règles», a expliqué le ministre à la CBC. «Ce sera donc plus difficile [à ce niveau], ça va de soi.»

Le PDG de Taxi Diamond, Dominique Roy, a sans surprise été sévère à propos de son concurrent. «Uber travaille à Montréal depuis un an de façon illégale, et aujourd’hui, il demande à modifier la réglementation pour se rendre légal», raconte Roy. «Je trouve ça vraiment indécent de leur part, mais c’est leur mode d’opération.»

Au début de la semaine, le ministère de l’Intérieur français a annoncé que l’application UberPOP, l’offre payante de transport entre particuliers proposée par Uber, sera interdite au pays selon une nouvelle loi qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Source: branchez-vous.com
 
 
Voulant profiter de la saison des «partys» de Noël pour faire connaître son produit, l'entreprise controversée de transport Ubercourtise présentement les compagnies afin de séduire leursemployés.

Sur son site web, l'entreprise présente «Uber for business», uncompte corporatif qui permet aux clients de gérer le nombre et le coût des voyages de leurs employés.

«Une des problématiques que les entreprises nous soulevaient régulièrement était que les employés prennent un taxi le samedi soir, mais demandent au chauffeur de dater le reçu pour le lundi pour pouvoir le mettre sur leurs allocations de dépenses. On leur offre une façon de contrôler les dépenses», a indiqué le directeur général d'Uber Montréal, Jean-Nicolas Guillemette.

Au cours de plusieurs entrevues avec le journal «24 Heures», le directeur général a souvent souligné qu'avec Uber, «l'essayer, c'est l'adopter». Il espère donc que chaque usager corporatif adopte le service pour son usage personnel après l'avoir testé à son travail.

Le nouveau programme a d'ailleurs été lancé presque en même temps que le controversé service UberX, qui permet à tout automobiliste de se transformer en chauffeur de taxi.

«Il y a beaucoup d'entreprises qui vont l'utiliser durant le temps des fêtes et je crois que les voyageurs vont remarquer à quel point c'est commode d'utiliser Uber [...] L'objectif n'est pas nécessairement de promouvoir UberX», a continué M. Guillemette.

Il dit que quelques entreprises sont déjà inscrites au service, mais a préféré ne pas indiquer lesquelles ou en quel nombre.

Source: tvanouvelles.ca
 
 
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Crédit photo : Archives Agence QMI
Les chauffeurs d'UberX circulant à Montréal s'exposeront bientôt à voir leur voiture saisie par les inspecteurs du Bureau du taxi. En entrevue àLa Presse, le ministre des Transports, Robert Poëti, se dit prêt à augmenter leurs pouvoirs, qualifiant ce type de service de «transport illégal».

La Presse a révélé la semaine dernière que Montréal a réclamé le pouvoir de saisie pour sa dizaine d'inspecteurs du taxi afin de contrer le transport illégal. La demande n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, assure Robert Poëti, qui dit en avoir discuté avec le maire Denis Coderre. «C'est en marche», dit le ministre.

Le changement réclamé à la Loi concernant les services de transport par taxi pourrait être adopté dès la prochaine session parlementaire, estime M. Poëti. Plusieurs étapes s'imposent toutefois: la requête du Bureau du taxi doit d'abord être étudiée par un comité ministériel, recevoir l'approbation du Conseil des ministres, aller en commission parlementaire pour ensuite être intégrée à un projet de loi. «C'est un changement législatif, alors c'est un peu plus long qu'un changement réglementaire. Mais on n'a pas le choix, alors on va le faire.»

Les contrôleurs routiers du Québec disposent déjà du pouvoir de saisie sur les véhicules faisant du transport illégal, mais ceux-ci patrouillent uniquement à l'extérieur de Montréal. Dans l'île, le contrôle est assuré par des inspecteurs du Bureau du taxi. Pour saisir un véhicule, ces derniers doivent contacter les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ce qui peut prendre des heures.

Permettre aux inspecteurs de saisir les voitures des contrevenants sera davantage dissuasif, estime M. Poëti. «Quand vous vous faites saisir votre véhicule, c'est une bonne façon de vous faire comprendre qu'il y a un problème.»

Uber, du «transport illégal»

Uber a beau qualifier son service de «covoiturage citoyen», le ministre des Transports n'admet pas l'argument. «Il faut appeler ça du transport illégal. J'encourage, je salue le covoiturage: c'est une très bonne idée. Cependant, quand vous utilisez du covoiturage à des fins commerciales, je n'ai pas de problème, mais vous allez suivre les mêmes règles que tout le monde, sinon, ça devient de la concurrence déloyale», dit-il.

Robert Poëti dit avoir accepté de rencontrer la semaine prochaine les dirigeants d'Uber pour discuter de leur situation, l'entreprise souhaitant revoir la réglementation en place. Mais déjà, le ministre se montre peu flexible. «Moi, tout ce que je veux, c'est qu'ils se conforment à la réglementation. S'ils veulent m'expliquer que le covoiturage est une bonne idée, je suis d'accord. Mais si ce qu'ils font, c'est du taxi, c'est une autre chose.

«S'ils veulent devenir un service de taxi, j'ai pas de problème, mais je leur demande de respecter les lois», ajoute Robert Poëti.

Le directeur général d'Uber à Montréal, Jean-Nicolas Guillemette, dit vouloir profiter de cette rencontre pour «clarifier le flou» entourant son service. «On veut discuter de la réglementation nous encadrant et discuter d'une réglementation future pour Uber au Québec et à Montréal.»

Pour ce qui est d'étendre le service dans la province, comme à Québec, Jean-Nicolas Guillemette dit «qu'il n'y a pas de plan concret d'expansion à l'extérieur de Montréal, mais on reçoit beaucoup de demandes de gens qui nous demandent de venir offrir le service».

Quant au ministre qui qualifie UberX de «transport illégal», l'entreprise veut le convaincre du contraire. «Si je me fie à la réponse, où des dizaines de milliers de Montréalais ont utilisé Uber en moins d'un mois, si je me fie à la centaine de chauffeurs qui se sont inscrits, au fait qu'on a créé des centaines de jobs, que des partenariats ont été créés avec plein d'entreprises, je pense que ce sont des choses qui ne se sont pas rendues aux oreilles du ministre.»


Source: lapresse.ca
 
 
L'application Coop Taxi Laval, à télécharger sur votre téléphone intelligent, vous permet de commander une voiture Coop Taxi à l'endroit même où vous vous situez en cliquant simplement sur l'icône. Idéal pour vos sorties des fêtes! En téléchargeant l'application, vous pouvez également participer au tirage d'une tablette numérique. Quatre bulletins de participation, avec les détails, seront à découper dans le Courrier Laval, les 10, 17, 20 et 24 décembre 2014. Les bulletins seront à poster ou à déposer chez Taxi Coop Laval au 4405, boulevard Saint-MartIn Ouest | 450 688-8700 |

Source: courrierlaval.com
 
 
Le Centre local de développement (CLD) des Sources s’associe à Marcel Fennety pour annoncer le retour du service de taxi offert de soir et de nuit à Asbestos. En effet, M. Fennety reprend le permis pour cette plage horaire et est au volant de son taxi depuis le 4 décembre dernier, juste à temps pour la période des fêtes.

Le service de taxi offert en soirée à Asbestos n’était plus disponible depuis quelques mois. Avec la collaboration du CLD des Sources et des propriétaires de Radio Taxi Asbestos, M. Fennety a pu développer son projet d’affaires qui consiste au transport offert entre 17 h le soir et 6 h le matin. Il est possible de recourir à ses services sur de courtes ou de longues distances.

Admissible à la mesure Soutien au travail autonome (STA) d’Emploi-Québec, le Centre local d’emploi (CLE) d’Asbestos et le CLD des Sources ont jugé qu’il avait toutes les qualités requises pour lancer son projet d’entreprise et assurer ce service sur le territoire Asbestrien. «Je crois que mon service est essentiel pour conduire les gens à destination en toute sécurité. J’invite la population à utiliser mon véhicule pour rentrer chez eux tard le soir et m’aider à offrir ce service encore longtemps», a affirmé M. Fennety en entrevue. Le CLD des Sources est fier d’être au côté de M. Fennety pour le lancement de son service. Selon Pierre Therrien, vice-président du CLD des Sources : «Nous sommes très heureux de soutenir M. Fennety afin qu’un service de proximité demeure dans la région. Nous lui souhaitons beaucoup de succès.» Du même souffle, M. Therrien ajoute : «En cette période des fêtes, nous ne le dirons jamais assez que le raccompagnement est toujours le meilleur choix après une soirée arrosée. Cette année, encouragez Taxi Fennety».

C’est un projet d’investissement de près de 40 000 $ permettant à M. Fennety de créer son propre emploi. Il est possible que ce projet favorise la création d’un emploi occasionnel pour un chauffeur.

Pour obtenir les services de M. Fennety, la population est invitée à téléphoner au 819 879-5455.

Source: lanouvelle.net