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En entrevue à La Presse, le ministre des Transports Robert Poëti indique que l'efficacité des saisies de véhicules d'Uber est présentement évaluée. PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE
Les saisies de véhicules d'Uber ne donnant pas les résultats escomptés, des membres de l'industrie du taxi réclament maintenant la suspension pure et simple du permis de conduire des conducteurs pris à faire du transport illégal. Le ministre Robert Poëti n'écarte pas un tel scénario, précisant que l'efficacité des mesures prises était en évaluation.

Demain, le ministre des Transports organise à Montréal une consultation sur l'industrie du taxi. Officiellement, la rencontre doit servir à échanger sur les mesures à prendre pour moderniser ce secteur d'activité. Des représentants des chauffeurs comptent toutefois en profiter pour réclamer un renforcement de la lutte contre les services comme UberX.

Un regroupement d'entreprises et de coopératives de taxi demandera en effet à Québec de resserrer les mesures prises contre les chauffeurs pris à faire du transport illégal. « Ce n'est pas assez de saisir les véhicules et d'imposer des amendes de 1000 $. Uber est une entreprise multimilliardaire, alors elle paye l'amende des chauffeurs et leur loue même une voiture pour qu'ils puissent continuer à faire du transport en attendant de retrouver leur véhicule. Il faut suspendre le permis de conduire des gens qui travaillent illégalement », tranche Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi.

Le Bureau du taxi de Montréal dit avoir saisi 186 véhicules pour transport illégal depuis le début de 2015. Les saisies se sont multipliées en juin alors que l'on compte 96 véhicules remorqués pour ce seul mois. Depuis le début de juillet, quatre chauffeurs ont dû rentrer à la maison à pied après avoir été interceptés pour transport illégal. « On maintient la pression. En fait, on peut même dire qu'on l'augmente », dit une porte-parole du Bureau, Marie-Hélène Giguère.

« Le problème est beaucoup plus profond que la saisie des véhicules. Des amendes de 300 $ à 1000 $, ce n'est pas terrible. », soutient Dominique Roy, président-directeur général de Taxi Diamond.

En entrevue à La Presse, le ministre des Transports indique que l'efficacité des saisies est présentement évaluée. Interrogé sur la possibilité d'aller jusqu'à suspendre le permis des chauffeurs, il répond ne pas exclure un tel scénario. « La porte n'est pas fermée à aller plus loin », a indiqué Robert Poëti.

Une industrie à moderniser

Contrer Uber ne suffit toutefois pas. Le ministre estime que la journée de consultation de demain doit permettre de trouver des solutions pour moderniser le secteur du taxi. « Ça fait un certain temps qu'on est préoccupés par l'industrie du taxi, au-delà des attaques d'UberX », dit-il.

La journée de consultation, à laquelle Uber n'est pas conviée, rassemblera plus de 25 représentants de l'industrie et du secteur du tourisme. Les participants aborderont la question de la qualité des services, ainsi que de l'encadrement de l'industrie, selon le programme obtenu par La Presse. Ils devront notamment discuter de la tarification pour voir si celle-ci freine le développement de l'industrie. Ils devront aussi se prononcer sur la possibilité d'obliger certains modes de paiement, comme le paiement électronique.

« Ce n'est pas normal en 2015 que des taxis n'acceptent pas encore le paiement avec carte de crédit ou débit », dit d'ailleurs Dominique Roy. Il souligne que son entreprise, Taxi Diamond, qui regroupe environ le quart des chauffeurs de l'île, s'est convertie au paiement électronique depuis 2009.

La rencontre de demain se déroule alors que la Ville de Toronto a échoué en cour à obtenir une injonction contre Uber, la semaine dernière. À ce sujet, le ministre Poëti assure que ce revers ne change en rien l'approche du Québec. Soulignant que la législation encadrant les taxis diffère en Ontario et au Québec, il n'hésite pas à continuer à qualifier UberX de transport illégal.

« Il ne faut pas paniquer, ce n'est pas catastrophique », a lui aussi estimé Dory Saliba. Il se dit d'autant plus rassuré que l'industrie a l'écoute de la Ville de Montréal et du gouvernement. Tant que les chauffeurs sentiront cette écoute, il croit que Montréal évitera des dérapages comme ceux observés en France lors de manifestations contre Uber.

Source: lapresse.ca
 
 
Très étrange comme sentiment. Quand je prends le taxi à Montréal, je me sens… éconduit. Allez comprendre.

Ça devrait être l’inverse, évidemment. Surtout dans le contexte de la guerre contre Uber. Et pourtant, presque chaque fois que je monte avec un chauffeur, je sens que je le dérange. J’ai l’impression de ne pas être le client qu’il espérait.

Curieux. Je suis sagement assis derrière. Je ne dis rien de la malpropreté de sa voiture ou de sa conduite saccadée. Je ne me plains même pas du fait qu’il hurle dans son cellulaire tout le long du trajet.

Et pourtant, j’ai droit aux soupirs du chauffeur quand je nomme ma destination (jamais assez loin), quand j’ose interrompre sa discussion téléphonique (même pour préciser le chemin), quand je sors ma carte de crédit (même si les logos de Visa et MasterCard se trouvent sur son lanternon).

C’était vrai avant Uber. Et c’est encore vrai aujourd’hui. Comme si, aux yeux des chauffeurs, c’était la clientèle qui était au service du taxi.

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Il y a quelque chose de pourri au royaume du taxi. Et j’espère qu’il en sera question demain à Montréal.

Le ministre Robert Poëti a convoqué les représentants de cette industrie à une rencontre au sommet. Une initiative intéressante qui permettra d’aborder plusieurs enjeux, si on se fie au cahier de participation. On est censé parler tarification, formation des chauffeurs, consommation des voitures.

Mais pour les représentants de l’industrie, clairement, le véritable sujet de la rencontre, ce sera UberX. La réponse à donner à cette concurrence 2.0. L’échec des mesures visant à contrer ce service illégal. Et l’idée, qu’ils proposeront, de révoquer les permis des chauffeurs d’UberX pour donner un coup fatal à ce mauvais garçon.

Or le vrai problème du taxi, ce n’est pas Uber, c’est le taxi. Son incapacité à évoluer. Son allergie à l’innovation. Son encadrement digne d’une autre époque. Et, bien sûr, son service exécrable.

Et ça, l’industrie ne veut pas le voir. Elle préfère tirer à boulets rouges chaque fois que se pointe un nouveau service de transport urbain, plutôt que d’oser la remise en question.

Hier, c’était Communauto, Car2Go, Auto-mobile, la navette 747, le BIXI.

Aujourd’hui, c’est Uber.

Et demain, ce sera Lyft, SideCar, Haxi, Summon ou peut-être même Ford, qui teste actuellement son propre service d’autopartage commercial aux États-Unis. Imaginez : on peut financer l’achat de sa nouvelle voiture en la prêtant à d’autres conducteurs, sur une base horaire, par l’entremise d’une application.

Se battre contre Uber, dans ce contexte, c’est une fuite en avant. C’est garder les yeux fermés. C’est refuser le changement pendant que le monde change tout autour.

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N’en déplaise à l’industrie, le lien entre Car2Go, BIXI, Uber et les autres, ce n’est pas qu’ils viennent gruger des parts de marché au taxi. C’est plutôt qu’ils permettent aux urbains de s’affranchir de leur propre voiture.

Et que devient un affranchi de la voiture ? Un fidèle client du taxi. Bien plus, en tout cas, que celui qui se déplace en auto tous les jours, qui n’a aucun besoin de se faire conduire (ni éconduire).

L’industrie du taxi a donc tout à gagner de cette multiplication des solutions de rechange à l’auto. Ce qui n’est pas négligeable dans un contexte où l’attrait de la voiture semble tranquillement décliner dans les quartiers centraux, en particulier chez les plus jeunes.

Le taxi est établi, et en ce sens, très bien placé pour profiter de cette tendance urbaine… à condition, par contre, qu’il cesse de perdre son temps à se chercher des ennemis. Qu’il accepte de se remettre en question. Qu’il s’interroge sur la popularité fulgurante d’un concurrent aussi jeune qu’Uber. Qu’il profite de la journée de demain pour analyser son service lamentable.

Et à condition, surtout, qu’il se demande comment il peut mieux servir sa clientèle… plutôt que l’inverse.

Une cinquantaine de villes américaines ont trouvé une façon d’intégrer l’autopartage commercial à leur réglementation… sans tuer l’industrie du taxi. C’est aussi ce que veut faire Toronto… maintenant qu’il a perdu devant les tribunaux face à Uber.

Pourquoi le Québec ne moderniserait-il pas lui aussi ses lois en réglementant l’autopartage commercial, à sa façon, selon ses exigences, en encadrant l’inspection des véhicules, la formation en sécurité, le contrôle de la qualité, le niveau des assurances, la protection des travailleurs, et même le niveau d’imposition des nébuleuses du type Uber ?

Quitte à ce qu’Uber et ses camarades aillent voir ailleurs si cette législation ne fait pas leur bonheur…

C’est vrai que cette start-up de la Silicon Valley débarque comme un chien dans un jeu de quilles. Qu’elle bouscule. Qu’elle a une attitude détestable. Mais ce n’est pas pour Uber qu’il faut moderniser la législation, plutôt pour cette nouvelle économie du partage, à laquelle on n’échappera pas. Que les chauffeurs de taxi le veuillent ou non.

Source: lapresse.ca
 
 
Le maire de Toronto, John Tory, prévoit proposer d'ici l'automne une nouvelle réglementation municipale qui encadrerait l'entreprise Uber et les compagnies de taxi.

M. Tory avait convoqué à son bureau ce matin des représentants de l'industrie du taxi et de la compagnie Uber pour parler du différend qui les oppose.

Les tribunaux ont rejeté, le week-end dernier, la demande d'injonction de la Ville, qui voulait bloquer Uber sous prétexte que la compagnie enfreignait les règlements municipaux en matière de taxi, en n'ayant pas d'assurances et de formation adéquates pour les conducteurs.

Le juge a statué qu'il n'y avait pas de preuve que l'entreprise, et son application pour téléphones intelligents qui met chauffeurs et clients en contact, menait illégalement des activités d'intermédiaire de taxi.

Des chauffeurs de taxi, qui dénoncent véhément Uber, avaient menacé de paralyser la circulation durant les Jeux panaméricains, qui commencent vendredi, en guise de protestation, ce que le maire tente de décourager, affirmant que « les yeux du monde sont sur nous cette semaine ».

Selon le maire, le type de covoiturage pratiqué actuellement par UberX viole les règles, d'où la nécessité d'une nouvelle réglementation. 

« On ne peut pas tolérer un Far West, mais on ne peut pas ignorer les changements technologiques non plus. »— John Tory, maire de Toronto
Le maire laisse entendre que les conducteurs qui font du covoiturage par le biais de l'application UberX pourraient recevoir des billets d'infraction, parce qu'ils n'ont pas une police d'assurance adéquate, notamment.

Il ajoute que la Ville en appellera vraisemblablement du récent jugement contre Toronto.

Entre-temps, M. Tory dit que la Ville mènera des consultations au cours des prochaines semaines auprès d'Uber et des compagnies de taxi pour élaborer une nouvelle politique commune.

Réactions

De leur côté, les dirigeants des compagnies de taxi de Toronto ont affirmé à l'issue de leur rencontre avec le maire qu'ils inciteront leurs chauffeurs à ne pas perturber les Jeux panam.

Ils se réjouissent également d'entendre le maire dire qu'UberX ne respecte pas les réglementations actuelles et pressent la Ville de sanctionner les conducteurs d'UberX dès aujourd'hui.

Selon le président de la compagnie de taxi Co-Op, Peter Zahakos, aucune règle n'encadre Uber présentement, alors que les « chauffeurs de taxi perdent leur gagne-pain, menottés par une réglementation stricte et archaïque ». Il demande à la Ville de « déréglementer [l'industrie] et de créer des règles qui fonctionnent pour tout le monde » et de « laisser le marché être libre ».

Le directeur général d'Uber, Ian Black, répond que le récent jugement à Toronto a montré que les services de la compagnie étaient légaux. Il se réjouit du processus lancé par le maire pour en arriver à une nouvelle politique municipale.  

Source: radio-canada.ca
 
 
La présence et la popularité grandissante du service de covoiturage commercial Uber continuent de créer des vagues à Ottawa.

Le syndicat des quelque 1800 chauffeurs de taxi d'Ottawa a rencontré le maire d'Ottawa, lundi, pour faire part de leurs inquiétudes, particulièrement quant à une baisse importante à leur chiffre d'affaires. Certains chauffeurs disent avoir perdu 40 % de leurs recettes habituelles.

« Les chauffeurs de taxi sont extrêmement préoccupés avec ce qui se produit avec leur industrie, a commenté le maire Jim Watson. Plusieurs de ceux-ci vivent ou sont désormais en dessous du seuil de pauvreté. Ils veulent s'assurer de bénéficier de règles équitables. Donc, si Uber continue d'exploiter leur service illégalement à Ottawa, sans une licence ni une formation ou une assurance, nos agents de réglementation continueront à leur donner des contraventions. »

Ce service de covoiturage a fait sa rentrée en octobre dernier dans la capitale nationale. Ailleurs au monde, plusieurs chauffeurs de taxi ont pris la rue pour dénoncer la « concurrence déloyale ». À la fin juin par exemple, des routes ont été bloquées, des feux ont été allumés et des véhicules ont été renversés dans les rues de Paris, en France.

« Personnellement, je suis très surpris qu'une telle violence n'ait pas éclaté à Ottawa » a signalé Paul Bendus, en entrevue avec LeDroit lundi.

Ce dernier oeuvre dans l'industrie du taxi depuis 40 ans. Aujourd'hui, il détient trois licences de taxi et s'insurge devant la présence illégale d'Uber à Ottawa.

« Ma tension artérielle augmente de 10 points juste à en parler », peste-t-il Au cours de la prochaine année, la Ville d'Ottawa doit se pencher sur le sort des services de covoiturage commercial, comme Uber, qui utilise un téléphone intelligent pour héler virtuellement un véhicule.

« Ce qui m'inquiète, c'est qu'une multinationale débarque en ville et fasse des règles établies tout en pensant qu'ils peuvent oeuvrer librement. Par exemple, quelqu'un ne peut pas simplement ouvrir un commerce sur un coin de rue pour y vendre de l'alcool. Il y a des normes et des règlements et il faut les respecter, a illustré le maire Watson. On veut éviter que ça devienne le Far West. »

De son côté, Uber soutient qu'elle n'a pas à répondre aux règles puisqu'elle ne se considère pas une entreprise de taxis en soi.

Les agents de réglementation ont effectué plusieurs blitz pour épingler les conducteurs de taxis illégaux. En date de la mi-mai, 58 chefs d'accusation avaient été déposés et 16000 $ ont été recueillis par Ottawa en amendes.

Source: lapresse.ca
 
 
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«C’est dur d’être sympathique à la cause [des taxis]. Ça donne presque envie d’encourager Uber», avoue Serge Landry, propriétaire de Remorquage Météor. PHOTO JOURNAL DE MONTRÉAL, DOMINIQUE SCALI
Les remorqueurs sont en colère contre les taxis qui leur font concurrence en acceptant de déverrouiller des portières ou de survolter des voitures. Ironiquement, les taxis sont eux-mêmes en guerre contre Uber, qu’ils accusent de concurrence déloyale.

«L’argent que j’ai perdu à cause des taxis, je ne le compte plus. Je suis trop outré», s’indigne Pierre Beaucage, de chez Remorquage PDL, à La Prairie.

Comme tous les remorqueurs interrogés par Le Journal, M. Beaucage en veut aux compagnies de taxi qui n’hésitent pas à offrir des services de dépannage de base. Selon eux, les taxis seraient moins compétents que les remorqueurs et feraient payer moins cher aux clients dont le moteur refuse de démarrer ou qui ont oublié leurs clés dans leur voiture.

Ces reproches surviennent alors que les taxis sont eux-mêmes en guerre contre l’application mobile Uber, qu’ils accusent d’empiéter illégalement sur leurs activités.

Combler les trous

«Les taxis, il faut leur mettre un miroir devant eux», s’exclame Réjean Breton, président de l’Association des professionnels du dépannage du Québec (APDQ).

M. Breton observe d’ail­leurs que le phénomène s’est accentué au cours des deux dernières années. «Est-ce un effet d’Uber?» se demande-t-il.

«Ce genre de services existe depuis longtemps», se défend toutefois Dory Saliba, président du comité provincial de concertation de l’industrie du taxi.

Trop lents

«C’est parce que l’industrie du dépannage n’arrive pas à donner un service rapide» que les taxis ont pris l’habitude d’offrir ces services, explique M. Saliba. «Si votre voiture ne part pas pendant l’hiver, appelez un remorqueur pour voir. Vous allez attendre quatre ou cinq heures», estime-t-il.

Reste que l’industrie du dépannage connaît elle aussi de dures années, notamment parce que la fabrication des véhicules fait en sorte qu’ils tombent moins souvent en panne, explique M. Breton.

«Sauf que nous, on ne demande pas à faire du taxi» pour combler les trous, lance-t-il.

En fait, les taxis ont le droit d’offrir ces services. Un règlement encadrant le dépannage avait été adopté par la Ville de Montréal, puis abrogé en 2004.

C’est d’ailleurs le Bureau du taxi qui gère les permis des remorqueurs à Montréal et à qui ils doivent verser une cotisation chaque année. «C’est à se demander si on est surveillés par la bonne entité», rage Serge Landry, propriétaire de Remorquage Météor.

LES TAXIS MOINS COMPÉTENTS EN DÉPANNAGE ?
En plus de leur en vouloir pour la concurrence qu’ils repré­sentent, les remorqueurs accusent les taxis d’être moins compétents qu’eux lorsque vient le temps de dépanner une voiture, ce dont se défendent vigoureusement les chauffeurs.

«C’est très fréquent», lâche Serge Landy, de Remorquage Météor, à propos des déverrouillages manqués par des taxis. Il arrive même que certains chauffeurs fassent exploser la vitre d’une portière en tentant de l’ouvrir, selon M. Landry.

Plusieurs remorqueurs ont aussi raconté être allés dépanner des clients qui ont dû payer en double parce qu’un chauffeur de taxi n’avait pas réussi le survoltage de leur voiture.

« Impossible »

Mais pour les taxis, ces critiques ne sont pas fondées.

«C’est impossible», rétorque Driss Bouamira, président de Taxi-Coop.

«Ce n’est pas n’importe quel chauffeur qui est envoyé pour un dépannage, assure-t-il. Seulement les chauffeurs chevronnés.»

De plus, si un pépin survient pendant un dépannage, «on a des assurances pour couvrir ça», indique M. Bouamira. «Les clients sont satisfaits parce qu’on est capables d’être là en cinq minutes, contrairement aux remorqueurs. D’ailleurs, on n’a eu aucun recours de clients», précise-t-il.

«On a exactement les mêmes outils que les remorqueurs», abonde de son côté Dory Saliba, de Taxi Hochelaga.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Même si les chauffeurs de taxi de Montréal voient d'un bon oeil le recul d'Uber en France, ils veulent absolument éviter que la situation dégénère ici aussi en manifestations violentes.

« Ça fait plusieurs mois qu'on essaie de calmer la rue. On leur fait comprendre que le ministre Poëti et le maire Coderre sont de notre côté », soutient le président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi, Dory Saliba.

La semaine dernière, de violentes manifestations anti-Uber ont paralysé plusieurs grandes villes françaises, dont Paris et Marseille. Des autoroutes ont été bloquées, des voitures, vandalisées et des chauffeurs, blessés. Uber a donc décidé de suspendre son service de covoiturage commercial pour préserver la sécurité des chauffeurs citoyens.

« Nous allons nous moderniser, nous allons montrer l'exemple et on va montrer qu'on peut faire mieux qu'Uber. »— Dory Saliba

Poëti croit pouvoir éviter une telle crise

Les chauffeurs de taxi ont l'appui du ministre des Transports Robert Poëti dans cette croisade.

« C'est 1,2 milliard de dollars que ces gens-là ont déboursés pour obtenir ces permis de taxi, alors aujourd'hui, devant une menace comme celle-là - c'est-à-dire du transport illégal, une compétition tout à fait déloyale - je pense qu'on a une belle occasion de contrer, par une belle qualité de service, et éviter tout débordement de cette nature [comme en France] », a-t-il affirmé.

Le ministre estime d'ailleurs avoir posé des actions qui prémuniront le Québec contre une crise comme celle de Paris. Il souligne que des amendes ont été distribuées aux chauffeurs d'UberX et que quelque 175 véhicules ont été saisis pour dissuader les contrevenants.

M. Poëti souligne que la problématique est mondiale et que le ministère doit accompagner les chauffeurs de taxi dans cette épreuve. Il a d'ailleurs impliqué Tourisme Québec et l'industrie de l'Hôtellerie dans le dossier afin de moderniser l'industrie du taxi.

Dory Saliba croit d'ailleurs que la relance de l'industrie du taxi passe notamment par la formation, l'acceptation des cartes de crédit et de débit dans tous les taxis de même que par l'augmentation du nombre de chauffeurs propriétaires. « Notre industrie est prête à aller de l'avant », avance-t-il.

« L'industrie du taxi a compris le message »

Bien qu'il milite pour l'exclusion du service UberX, M. Saliba reconnaît que son incursion au Québec force l'industrie à se moderniser.

« L'industrie réclame de pouvoir mettre des publicités dans les taxis, mais les règlements nous empêchent de le faire à Montréal », dit-il.

Il rappelle aussi que les chauffeurs de taxi se battaient en cour contre la SAAQ, en 2007, pour avoir le droit d'installer des écrans de GPS dans leur voiture.

« Donc, c'est une bonne chose pour tout le monde, mais il faut que ça cesse. L'industrie du taxi a compris le message, les politiciens ont compris le message, et ensemble on va se coordonner pour faire progresser notre industrie. »— Le président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi, Dory Saliba
Le représentant de l'industrie du taxi insiste toutefois sur l'importance de chasser le service Uber qui œuvre illégalement dans le milieu du taxi.

« On ne peut pas cohabiter avec des gens qui travaillent illégalement à côté de nous. On ne peut pas travailler avec des gens qui sont en train de nous voler, parce que tout l'argent dépensé avec eux sort du pays », insiste-t-il.

M. Saliba déplore que les citoyens ne comprennent pas tous les enjeux de l'industrie du taxi locale par rapport au service Uber, dont les profits sont exportés vers une multinationale américaine.

Source: radio-canada.ca
 
 
Uber, UberX ou encore, comme on l'appelle en France, UberPop, ces plateformes de covoiturage sont au coeur de controverses et même de violences, comme ce fut le cas en France jeudi.

Au Québec, l'industrie du taxi n'envisage pas de recourir à des moyens de pression aussi musclés que ceux exercés par leurs collègues français. Mais selon Hassan Kattoua, chauffeur de taxi montréalais, il s'en faudrait de peu pour que la situation dégénère.

M. Kattoua, qui a cofondé une escouade qui vise à chasser les chauffeurs d'Uber, affirme que la violence « n'est pas son style ». Mais il ne peut promettre que les autres, c'est-à-dire les 4600 propriétaires de voitures taxis et les 18 000 chauffeurs de Montréal, n'imiteront pas les chauffeurs français.

« Il suffit qu'un, ou deux ou  dix chauffeurs disent :''je n'ai rien à perdre'' », avance-t-il.

Jeudi à Paris, deux voitures ont été retournées, au moins un client d'Uber a été tabassé, des altercations se sont produites avec les forces de l'ordre, des disputes ont éclaté; jusqu'à la chanteuse américaine Courtney Love, prise dans tout ce tumulte au sortir de l'aéroport, qui a interpellé le président François Hollande parce qu'elle a eu peur.

Ici, les tensions socio-économiques ne sont pas aussi fortes qu'en France, souligne Hassan Kattou. Mais la montée en popularité des plateformes de covoiturage est un phénomène global qui, partout, suscite la colère des chauffeurs de taxi.

Car Uber, ce « clandestin déloyal », comme le qualifient les chauffeurs de taxi français, menace non seulement leur gagne-pain, mais aussi leur retraite.

Hassan Kattoua résume ainsi la situation des chauffeurs montréalais : ils ont une hypothèque sur leur voiture, ils ont acheté pour 230 000 $ leur permis de taxi « et ils voient chaque jour la valeur de ce permis descendre à cause de la compétition illégale que leur fait UberX, sans compter les revenus qui baissent de jour en jour ».

« Quand j'ai acheté [mon permis], j'ai emprunté 100 000 $ à la Caisse populaire à 12 % ou 13 % d'intérêt. Ça m'a pris des années à payer. [...] J'incite pas les gens à Montréal à faire comme en France. Mais je peux comprendre. »— Hassan Kattoua, chauffeur de taxi


Les chauffeurs veulent « de l'action » de la part de Québec

« On veut vraiment de l'action, insiste Hassan Kattoua. Quand le ministre dit c'est illégal, il doit appliquer la loi. » Et ce, tant pour l'acheteur que pour le vendeur de ce service, poursuit-il en substance.

Le ministre en question, Robert Poëti, était de passage à Montréal jeudi : « UberX crée des problèmes à travers le monde. L'Europe en est un exemple », a-t-il déclaré.

Le ministre des Transports du Québec, aussi responsable de la région de Montréal, affirme avoir rencontré, il y a un mois environ, la ministre des Transports de la Colombie. Elle aussi se préoccupe du phénomène Uber, puisqu'elle a demandé à Robert Poëti : « Comment faites-vous pour combattre cela? »

« Mon analyse à moi est assez claire, c'est une compétition déloyale. [...] Cette entreprise qui fait des millions, sinon des milliards de dollars, ne paie aucun impôt au Québec, pas de TPS, pas de TVQ. »— Robert Poëti, ministre des Transports du Québec
Robert Poëti affirme qu'il conviera dans les semaines à venir les représentants de l'industrie du taxi pour discuter de solutions et faire en sorte qu'elle améliore ses services et ne perde pas trop de clients. Le ministre a ajouté que certaines compagnies de taxi ont commencé à se prendre en main et à se moderniser.

« Rien ne se règle par la violence »

Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber au Québec, veut lui aussi s'asseoir avec le ministre Poëti dans le but qu'une réglementation soit instaurée « pour encadrer le service d'UberX et protéger les citoyens ».

La discussion est d'autant plus souhaitable, dit-il, que les gestes commis en France « sont totalement inacceptables ». Le Québec, dit-il, doit imiter la cinquantaine de juridictions qui, aux États-Unis, ont créé une telle réglementation; pour des villes comme Chicago, San Francisco et Boston par exemple. 

« En 2014, pour une première fois dans l'Histoire, les familles québécoises ont dépensé plus pour se déplacer que pour se nourrir, ce qui est une aberration totale. On se doit d'offrir aux gens plus de solutions et de moyens de se déplacer. On comble un besoin. »— Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber au Québec
« L'économie du partage »

Une course effectuée par Uber coûte 40 % moins cher qu'avec un taxi régulier. « L'application UberX a été téléchargée par des centaines de milliers de Montréalais », affirme le directeur général d'Uber au Québec.

Pour M. Guilemette, Uber fait partie de ce qu'il appelle « l'économie du partage », une réalité grandissante qui a mené à la création de services tels que Airbnb, par lequel tout un chacun peut louer un logement ou une chambre à des hôtes locaux dans plus de 190 pays.

« Il y a 1,8 million de voitures à Montréal; la congestion routière est une problématique majeure : comment allons-nous combattre cela? En offrant plus d'options pour que les gens délaissent leur voiture », affirme Jean-Nicolas Guillemette.

Source: radio-canada.ca
 
 
PARIS - Dans un climat électrique, plusieurs milliers de taxis en colère contre la «concurrence sauvage» du groupe américain Uber ont manifesté jeudi en France, provoquant de colossales perturbations sur les grands axes de circulation de Paris et plusieurs grandes villes.

Opérations escargots, blocages des gares et des aéroports, voitures de transport avec chauffeur (VTC) prises pour cible: dès l’aube, les protestataires, au nombre de près de 3000 sur l’ensemble du pays selon la police, ont multiplié les actions coup de poing.

«Le but c’est d’occuper l’espace, parce qu’il y a un vrai ras-le-bol», a résumé Karim Asnoun, responsable du syndicat CGT de la profession. «La base attend de nous des messages forts, on est obligé de passer par cette étape de la radicalité», a renchéri Abdel Ghalfi (CFDT).

À l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, les accès à trois terminaux étaient bloqués et la circulation perturbée, comme dans plusieurs quartiers de Paris.

À la Porte Maillot, l’un des principaux points d’entrée dans Paris, des taxis ont pris d’assaut et incendié les vans de deux conducteurs de VTC, provoquant l’intervention de forces antiémeutes et des pompiers, dans une odeur âcre de fumée, avec claquement de pétards et fracas de poubelles renversées.

Les accès de deux gares de la capitale étaient également bloqués par des dizaines de voitures, comme celle d’Olivier Noblot, taxi depuis 22 ans, «prêt à revenir tous les jours s’il le faut et à bloquer Paris».

Des actions similaires ont été menées à Lyon (centre-est), Marseille (sud), Toulouse et Bordeaux (sud-ouest) notamment. «Pourquoi pas demain des Uber plombier, Uber électricien? Et tout le monde fera n’importe quoi», a dénoncé Gérald Giraud, un manifestant lyonnais.

Le mouvement a recueilli un large écho dans la classe politique. «On ne peut pas laisser les chauffeurs de taxi victimes de la loi de la jungle», a déclaré le président socialiste de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Les Républicains, le parti d’opposition de droite de l’ancien président Nicolas Sarkozy, a dénoncé lui aussi la «concurrence déloyale» d’UberPOP, l’application mobile de la société californienne qui, à prix cassés, met en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels assurant leur transport avec leurs véhicules personnels.

«Cette colère qui gronde, n’importe quel professionnel dans n’importe quel secteur qui subirait ce que subissent les chauffeurs serait probablement amené à cette extrémité», a déclaré la chef de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, reprochant au gouvernement socialiste de laisser «pourrir la situation».

Seul l’ancien premier ministre de droite François Fillon, juge que «c’est la chienlit aujourd’hui, franchement».

Engagé depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec l’État, Uber revendique 400 000 utilisateurs d’UberPOP en France, où le nombre des taxis est faible. Mais ses chauffeurs sont des particuliers sans la formation requise pour leur agrément et ils ne paient ni cotisations sociales ni impôts.

Les syndicats de taxis ont appelé au «calme», alors que le climat s’est tendu avec plusieurs agressions récentes de clients ou de chauffeurs UberPOP. Craignant que ses chauffeurs professionnels soient assimilés à des conducteurs UberPOP, la société de VTC Allocab avait même demandé jeudi à ses employés de laisser au placard leurs costumes et de faire asseoir leurs clients à l’avant de leurs véhicules.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé jeudi au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant l’activité du service.

Uber est visé depuis fin 2014 par une enquête judiciaire à Paris, pour organisation illégale d’un «système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent au transport routier» de passagers «à titre onéreux».

Selon une loi française récente, les conducteurs qui ne sont pas enregistrés comme chauffeur de taxi ou VTC encourent jusqu’à un an de prison, 15 000 euros d’amende, la suspension du permis et la confiscation du véhicule.

La France n’est pas le seul pays d’Europe, où l’activité d’Uber fait polémique. L’entreprise est interdite d’exercer en Allemagne et fait aussi l’objet de procédures judiciaires aux Pays-Bas et en Espagne. La Commission européenne a indiqué mardi plancher sur «une régulation appropriée» que Bruxelles espère mettre au point «cette année».

Source: journaldemontreal.com
 
 
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Photo: Lesly St-Vil
Au moins une trentaine de plaintes ont été déposées à la police contre cette entreprise

Alors qu’ils subissent les contrecoups de Uber-X qui permet à des individus de proposer des trajets à des citoyens dans leurs propres véhicules, et ce sans permis ( soit du covoiturage payant) des dizaines de chauffeurs de taxi se sont fait flouer par Taxi-Plus.

Cette entreprise qui offre des services de location de machines interac qui permet à des usagers de payer par carte de crédit semble avoir baissé les rideaux. Ce service permettait aux chauffeurs de récupérer l’argent des courses payées par interac, chaque semaine. Mais le propriétaire de Taxi-Plus, Calib Laabou, dont les chauffeurs sont sans nouvelle aurait quitté l’entreprise avec les redevances des travailleurs de taxi.

Une pancarte avec l’inscription «Fermé» accueille les clients sur la rue Saint-Laurent, à Montréal, depuis plusieurs jours. Au téléphone un répondeur répète en boucle un message préenregistré qui indique comment joindre les différentes sections sans mentionner la fermeture de l’entreprise.

Plaintes pour fraude

Emmanuel Jean-Louis, chauffeurs depuis une quinzaine d’années a perdu dans cette mésaventure 1400 dollars. Avant de quitter sans prévenir M. Laabou lui a remis trois chèque, totalisant cette somme mais sans provision et dont In Texto détient copie.

M.Jean-Louis et une trentaine d’autres chauffeurs lésés par Taxi-Plus ont déposé de manière individuelle des plaintes contre l’entreprise au poste 21 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sur la rue Sainte-Elizabeth.

Boniface Paradon, un autre chauffeur, a perdu quant à lui 729 dollars. «Depuis cette histoire j’utilise les services d’une autre entreprise du même genre, dit-il, mais je suis très inquiet». M.Paradon entreprend des démarches en vue de faire affaire avec la banque directement.

Outre la location de machine interac, Taxi-Plus offrait un service de location et de commande de taxi directement depuis un smartphone.

Source: intexto.ca
 
 
MONTRÉAL, le 22 juin 2015 /CNW Telbec/ - Taxi Diamond est heureuse d'annoncer que depuis le 1er juin la compagnie Taxi Candare roule sous sa bannière. Ainsi, les 125 véhicules de Taxi Candare affichent dorénavant le nom et les couleurs de Taxi Diamond, qui a acquis Taxi Candare en 1989. Taxi Diamond souhaite élargir l'offre de services de ses chauffeurs qui desservent l'arrondissement Saint-Laurent et les quartiers Nouveaux-Bordeaux et Cartierville, et l'harmoniser à l'ensemble de sa flotte montréalaise.

Amélioration des services

« Taxi Candare fait partie de la famille Diamond depuis déjà plusieurs années, explique monsieur Dominique Roy, président-directeur général de Taxi Diamond. Nous avions à cœur d'offrir aux clients et aux chauffeurs de ce territoire les mêmes avantages que nous proposons ailleurs. »

Ce changement de bannière permettra :

  • d'offrir aux clients de ce territoire la possibilité de commander un taxi grâce à l'application mobile Taxi Diamond ;
  • d'ouvrir aux clients le programme de fidélisation AIR MILESMD, qui leur permet d'accumuler des milles à chaque fois qu'ils commandent un taxi via l'application mobile ;
  • d'augmenter la couverture géographique des chauffeurs, qui ne seront plus limités par des appels provenant juste des secteurs Nouveaux Bordeaux-Cartierville - Saint-Laurent ;
  • d'intégrer pleinement cette flotte de taxis aux opérations marketing de Taxi Diamond.
À propos de Taxi Diamond Taxi Diamond de Montréal (taxidiamond.com) est le plus grand fournisseur de services de répartition de taxis au Québec et l'un des leaders de l'industrie au Canada. Fondée en 1922, Taxi Diamond offre ses services grâce à 1 100 véhicules réglementés qui respectent la tarification fixée par la Commission des transports du Québec. Chaque année, Taxi Diamond effectue près de cinq millions de courses sur l'île de Montréal.

SOURCE Taxi Diamond