Des chauffeurs de taxi montréalais ont décidé de se faire justicecontre leur concurrent UberX en formant des «escouades» pour piéger et faire saisir les véhicules qui opèrent grâce à l'application américaine. 
Vendredi midi, un chauffeur de taxi incognito a commandé une voiture via l'application UberX afin de se rendre à la place Ville-Marie.

Arrivé à destination, un groupe de chauffeurs de taxi a encerclé le véhicule et a contacté la police dans le but que le conducteur soit mis à l'amende et que sa voiture soit saisie.

«La seule chose que la police nous a dit de ne pas faire est d'agresser ou retenir physiquement les gens», a expliqué Wilson Jean-Paul, un des instigateurs de la brigade.

Toutefois, quelques minutes après l'arrivée des policiers, les organisateurs ont été amèrement déçus de constater que le chauffeur UberX a pu quitter l'endroit dans son véhicule et sans contravention.

«C'est une injustice. C'est le mandat de la police de Montréal de sévir contre ceux qui font du transport illégal et ils laissent partir les contrevenants», s'est insurgé l'organisateur.

En effet, selon la Loi concernant les services de transport de taxi, seuls les agents de la paix, soit les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et autres corps policiers, ont le droit de saisir un véhicule pour transport illégal.

Trop peu d'actionsSelon M. Jean-Paul, c'est la «lenteur d'action» du Bureau du taxi de Montréal (BTM) contre le transport illégal qui a poussé les chauffeurs de taxi à prendre le dossier en main.

Il a notamment déploré un manque d'inspecteurs chez l'organisme paramunicipal, qui en dénombre près d'une dizaine pour couvrir l'ensemble du territoire montréalais.

«Les choses avancent, mais très lentement, a expliqué le chauffeur de taxi. Le nouveau directeur général au BTM semble avoir une volonté, mais il manque de moyens et les choses vont de mal en pire. Alors on essaye de nouvelles tactiques.»

Il y a déjà eu 11 saisies de voitures UberX depuis le début de l'année, rapportait vendredi matin le 24 Heures.

Grande manifestation 
Malgré la déception des chauffeurs envers la réaction des policiers vendredi, ils n'entendent pas pour autant baisser les bras face à UberX. Ils espèrent notamment organiser une «énorme» manifestation au cours des prochaines semaines durant laquelle aucun taxi ne répondrait aux appels des répartiteurs.

Le 19 février, des centaines de taxis ont bloqué une portion du boulevard René-Lévesque près du bureau du ministère des Transports afin de dénoncer son «inaction» envers le transport illégal

Source: tvanouvelles.ca
 
 
MONTRÉAL - Malgré des ressources «limitées», le nouveau directeur général par intérim du Bureau du taxi de Montréal (BTM) promet de s'attaquer davantage à UberX, a appris le journal 24 Heures.

Selon une source bien au fait du dossier, le directeur général Alain Rochon, en poste depuis près d'un mois, aurait promis à plusieurs représentants des chauffeurs de taxi qu'il sévirait le plus fort possible contre ce service «illégal».

Il aurait toutefois signalé que ses pouvoirs et ressources étaient «limités», ayant moins d'une dizaine d'inspecteurs à son service.

Rappelons toutefois que le BTM avait demandé au ministre des Transports, Robert Poëti, de lui accorder le pouvoir de saisir des voitures sans devoir passer par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Celui-ci a promis de mettre en marche le processus législatif le plus rapidement possible.

Une saisie par semaine

Selon les données du SPVM, environ un véhicule est saisi par semaine en lien avec l'utilisation d'UberX, cette application qui permet aux automobilistes de se transformer en chauffeurs.

En date du 25 mars, la police de Montréal et le Bureau du taxi avaient déjà saisi 11 véhicules conduits par des utilisateurs d'UberX depuis le début de l'année. Ces saisies sont accompagnées de contraventions allant de 350 $ à 1050 $.

À ce nombre s'ajoutent neuf autres voitures saisies pour transport illégal, généralement en lien avec le transport vers l'aéroport de Montréal.

La porte-parole du SPVM, Anna-Claude Poulin, qui gère également les communications pour le BTM, n'était toutefois pas en mesure de confirmer s'il y aurait de nouvelles mesures entreprises contre les chauffeurs d'UberX.

Il n'y a pas eu de saisies de voitures liées à Uber en 2014.

Le directeur général d'Uber Montréal, Jean-Nicolas Guillemette, ne s'inquiète pas pour autant de la saisie régulière des véhicules de ses chauffeurs.
 
Source: 24hmontreal.canoe.ca
 
 
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Les quatre grandes compagnies de taxi d'Ottawa permettent de commander un taxi avec son téléphone intelligent. Photo : www.ottawataxiapp.com
Les compagnies Blue Line, Capital, Westway et les Taxis DJs annoncent, mercredi, qu'un service de paiement mobile sera déployé au cours des prochains mois. Elles avaient dévoilé le mois dernier des applications permettant de commander un taxi en utilisant un téléphone intelligent.

Les clients pourraient payer dès cet été les frais de leur course à partir d'un téléphone intelligent sur l'ensemble du territoire d'Ottawa.

« Nous voulons permettre à nos clients de payer comme ils le souhaitent, en leur offrant davantage de choix. »— Hanif Patni, propriétaire de Blue Line Taxi

Avec l'arrivée du paiement mobile, les applications des grandes compagnies de taxis de la capitale nationale possèdent désormais autant de fonctionnalités que l'application offerte par Uber depuis l'automne dernier.

Depuis son arrivée à Ottawa, Uber fait l'objet de critiques de la part des compagnies de taxis, en plus d'être dans la mire de la Ville d'Ottawa.

De leur côté, les élus à Queens Park étudient la possibilité de sévir contre les entreprises, qui offrent un service de taxi sans détenir de permis.

Source: radio-canada.ca
 
 
(Ottawa) Les individus qui s'en prennent aux conducteurs d'autobus et de taxi se verront imposer des peines plus sévères par les tribunaux en vertu d'un projet de loi qui a récemment reçu la sanction royale.

Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a tenu à souligner l'importance cette nouvelle loi, d'abord présentée au Sénat par le sénateur conservateur Bob Runciman, et adoptée par la suite par la Chambre des communes il y a quelques semaines, en réunissant à Ottawa les représentants du Syndicat uni du transport et de l'Association canadienne du transport urbain.

La Loi S-221, qui est entrée en vigueur sans tambour ni trompette le 25 février, a pour effet de modifier donc le Code criminel afin de créer une nouvelle circonstance aggravante dans la détermination de la peine des individus déclarés coupables de voies de fait contre un conducteur de véhicule de transport en commun ou un taxi.

Des individus qui profèrent des menaces contre un conducteur, qui se livrent à des voies de fait graves contre lui, l'agressent au moyen d'une arme ou lui infligent des lésions corporelles se verront imposer des peines plus sévères par les tribunaux en vertu de cette nouvelle loi.

Bon an, mal an, quelque 2000 cas de violence contre des chauffeurs d'autobus, de taxi ou de métro sont recensés chaque année, selon l'Association canadienne du transport urbain (ACTU).

Pour le président de l'ACTU, Michael Roschlau, cette nouvelle loi assurera une plus grande uniformité dans la détermination des peines imposées aux délinquants qui commettent des voies de fait contre les chauffeurs. Il a soutenu que la violence contre les conducteurs peut avoir des conséquences néfastes.

« Pour l'industrie, protéger les réseaux de transport collectif et les chauffeurs est une priorité. Nous avons assidûment recueilli des données sur les cas de voies de fait et de harcèlement, et nous savions qu'il fallait prendre des mesures législatives », a-t-il dit.           

« Toute forme d'agression est inacceptable, et la mise en danger, pendant l'agression, de passagers, de piétons et de ceux qui conduisent d'autres véhicules comporte encore plus de risques », a déclaré pour sa part le ministre de la Justice Peter MacKay.

« Je suis heureux que ces modifications au Code criminel obligent les tribunaux à considérer, dans la détermination de la peine, que les voies de fait et d'autres infractions précises de violence contre les conducteurs de véhicules de transport en commun sont des circonstances aggravantes », a-t-il ajouté.

Source: lapresse.ca
 
 
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Mondher Tebourbi conduit des taxis depuis 25 ans.
Un chauffeur de taxi vient d'intenter une poursuite en dommages de 55 000$ contre la SAAQ, qui a suspendu son permis de taxi parce qu'il doit être jugé pour agressions sexuelles sur deux passagères handicapées mentalement.

Mondher Tebourbi, qui conduit des taxis depuis 25 ans, allègue que la Société de l'assurance automobile du Québec agit de façon abusive et qu'il revenait à la Commission des transports de faire l'enquête. La SAAQ s'est appuyée sur des articles de la Loi sur les services de transport par taxi pour suspendre le permis de M. Tebourbi. Cette loi stipule qu'un permis ne peut être maintenu lorsqu'une personne est accusée d'un acte criminel qui se serait produit dans le taxi. M. Tebourbi s'est défendu par écrit, le 4 février dernier, ainsi que le permet le processus, mais cela n'a rien changé à la décision de la SAAQ.

Dans sa lettre à la SAAQ, M. Tebourbi parlait de son comportement exemplaire et de son dossier sans tache dans l'industrie du taxi pendant 25 ans, signalait qu'il ne faisait plus de transport adapté depuis 2013 et soutenait avoir appris de son avocat que la Couronne retirerait le chef d'accusation porté contre lui.

En fait, M. Tebourbi fait face à deux accusations. Et au terme de son enquête préliminaire, qui s'est tenue le 3 mars dernier, il devra répondre de deux accusations lors d'un procès à venir. Il n'a pas été jugé, cependant, et est donc considéré comme innocent jusqu'à preuve du contraire.

«Parle pas»

Les faits reprochés par la poursuite se seraient produits dans le cadre de transport adapté. Les victimes alléguées travaillaient dans un organisme et revenaient du travail. Le premier incident serait arrivé entre février et juillet 2008, avec Sabine*, âgée de 43 ans. Le second se serait produit le 28 février 2013, avec Marie*, 28 ans. Fait particulier, Sabine était assise sur le siège arrière du taxi, ce jour-là (28 février 2013). C'est elle qui a dénoncé le chauffeur à une intervenante, disant l'avoir vu caresser la cuisse de Marie, qui était assise en avant, pour ensuite lui dire «parle pas».

Dossier réactivé

En 2008, une plainte avait été portée au nom de Sabine contre le chauffeur, mais elle n'avait pas eu de suite, faute de preuve. Dans la foulée du dernier événement, ce dossier a été réactivé. Selon Sabine, alors qu'elle était assise sur le siège avant (en 2008) le chauffeur, qu'elle identifie maintenant comme M. Tebourbi, avait glissé ses doigts sous ses sous-vêtements et l'avait masturbée.

M. Tebourbi nie

M. Tebourbi assure qu'il n'a rien fait de tel. «J'ai fait du transport adapté pendant 22 ans. Je suis un exemple, j'ai eu des trophées. Ça m'est tombé du ciel. Ils enlèvent un permis sur de simples allégations. Là, je vis sur mes cartes de crédit», s'insurge l'homme.

M. Tebourbi laisse entendre qu'il peut y avoir eu méprise, car «les chauffeurs n'ont pas la formation pour tenir les personnes handicapées».

La SAAQ a refusé de commenter. «Vu que le dossier est devant les tribunaux», a fait valoir le porte-parole, Mario Vaillancourt.

Source: lapresse.ca
 
 
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Mondher Tebourbi a perdu son permis de taxi après avoir été accusé d’agressions sexuelles sur deux clientes.
Un chauffeur de taxi accusé d’agression sexuelle sur deux clientes déficientes intellectuelles veut continuer à conduire son taxi en attendant son procès, en plus de réclamer 55 000 $ à la SAAQ qui lui a retiré son permis.

«Vous me condamnez avant même que le tribunal se prononce, et les conséquences sont désastreuses», s’était plaint Mondher Tebourbi à la SAAQ lorsqu’il avait perdu son permis professionnel en février dernier.

C’est que la société d’État estime que le chauffeur de 65 ans spécialisé dans le transport adapté ne mérite pas son permis puisqu’il est accusé d’agression sexuelle sur deux clientes. Les faits seraient survenus dans son véhicule en 2008 et 2013.

Or, Tebourbi croit que la SAAQ ne peut pas suspendre son permis puisqu’il est accusé et non coupable. Selon lui, ce serait à la Commission des transports du Québec de faire enquête, ce qui lui permettrait de se défendre.

«La SAAQ a exercé une juridiction qui n’est pas la sienne», soutient Tebourbi dans une poursuite civile de 55 000 $ déposée cette semaine en Cour supérieure.

Déficientes

Lors de l’enquête préliminaire au palais de justice de Montréal, les deux victimes avaient affirmé avoir subi des attouchements de la part du chauffeur de taxi.

L’une aurait subi des attouchements par-dessus les vêtements, l’autre par-dessous.

«Elle a un âge mental qui fait en sorte qu’elle ne peut même pas dire sa date de naissance», avait expliqué Me Rachelle Pitre au juge Denis Mondor qui avait cité l’accusé à procès.

Ce qu’ils ont dit

«(Une des victimes) est lourdement handicapée, c’est une personne qui fantasme.»
 
«Je vis maintenant sur ma carte de crédit, je vais droit vers la faillite.»
 
-Mondher Tebourbi
 
«Fesses, fesses [...] pas gentil, pas gentil le chauffeur de taxi.»
 
-Une victime, en montrant là où Tebourbi l’aurait touchée
 
«On dirait que c’est plus une voie de fait qu’un geste sexuel.»
 
-Me Rodolph Bourgeois, de la défense, en enquête préliminaire
 
«Les deux victimes sont adultes, mais elles souffrent de déficience intellectuelle.»
 
-Me Rachelle Pitre de la Couronne, en enquête préliminaire
 
«L’analyse des  informations [...] n’apporte aucun élément nouveau permettant d’établir que votre dossier judiciaire est compatible avec l’exercice du métier de chauffeur de taxi.»
 
-La SAAQ, dans une lettre à Mondher Tebourbi

Source: journaldemontreal.com
 
 
MONTRÉAL – Deux policières ont aidé une femme à mettre au monde son garçon dans un taxi dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Vers 1 h 20, deux policières suivaient un taxi qui circulait sur le boulevard Décarie, lorsque celui-ci s’est immobilisé en bordure de la rue, près de l’intersection avec le chemin de la Côte-Saint-Luc. Le conducteur a fait signe aux policiers de s’arrêter.

Croyant qu’il y avait peut-être un conflit à l’intérieur du véhicule, les agentes sont descendues de leur véhicule pour se rendre compte que le chauffeur transportait vers l’hôpital une femme en train d’accoucher et son mari.

Les policières sont venues en aide à la femme et l’ont aidé à mettre au monde un petit garçon sur la banquette du véhicule. Le bébé et sa mère sont en pleine santé, a confirmé le porte-parole de la police de Montréal, Raphaël Bergeron.

Les ambulanciers sont par la suite arrivés et ont transporté le poupon et sa mère au centre hospitalier, escortés par les policiers.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Le siège parisien d'Uber France a été perquisitionné lundi 16 mars, dans le cadre d'une enquête sur son service controversé de covoiturage UberPop. Cette intervention dans les locaux de la filiale française du géant américain de la location de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) ont été faites sur ordre du parquet de Paris, a précisé un porte-parole d'Uber France.

Selon le mandat, la justice enquête sur l'une des activités controversées d'Uber : son application pour smartphones UberPop. Ce service met en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels, ce qui est interdit depuis le 1er janvier. Lors de cette perquisition, la police a saisi des téléphones portables.

L'entreprise considère cet épisode comme une nouvelle « tentative d'intimidation », a commenté un responsable de l'entreprise, alors que plusieurs dizaines des conducteurs non professionnels d'UberPop ont été verbalisés depuis le début de l'année. « Nous voyons dans cette perquisition une action disproportionnée, menée sur des bases légales fragiles », a réagi le patron d'Uber France, Thibaud Simphal, interrogé par L'Obs.

Uber conteste depuis plusieurs mois la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui encadre l'activité des VTC. La filiale française a ainsi déposé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), sur l'usage de la géolocalisation et la fixation des tarifs, qui ont été transmises vendredi par la Cour de cassation au Conseil constitutionnel.

Par ailleurs, la maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, afin d'obtenir l'annulation de la loi Thévenoud.

Source: lemonde.fr
 
 
Une femme qui aurait été agressée sexuellement en septembre dernier par un chauffeur de taxi à Montréal veut poursuivre la ville et la Commission des transports du Québec.

Marie-Anne Legault s'est confiée à nos collègues de CJAD.

Dans la motion présentée à la Cour, elle reproche aux autorités de ne pas avoir averti le public, sachant que ce type d'infractions était fréquent. En 2013, 33 plaintes du genre ont été logées aux policiers du SPVM, et 27 en 2014.

De plus, son avocate a appris qu'une autre plainte avait été logée contre ce même individu, pour des gestes similaires qui auraient été commis avant septembre.

Si sa poursuite est retenue, elle réclamera un total de 250 000$. Mme Legault s'est sentie "ridiculisée" lorsqu'elle a déposé sa plainte. Le sergent-détective lui aurait dit que ces plaintes sont fréquentes.

Selon son avocate, une campagne de prévention aurait pu permettre de prévenir cet événement.

Le chauffeur l'aurait touchée et embrassée contre son gré en octobre 2014. Mme Legault a hêlé un taxi sur la rue, dans le Veux-Port de Montréal. Le chauffeur lui aurait demandé s'asseoir à l'avant du véhicule, ce qu'elle a refusé. Elle a finalement cédé sous la pression, et c'est à ce moment qu'il aurait commencé à la toucher et l'embrasser contre son gré.

Le chauffeur continue d'exercer son métier jusqu'à la fin des procédures judiciaires.

Nous attendons les commentaires du SPVM et du Bureau du taxi de Montréal qui ont été joints par notre salle de nouvelle.

Source: rougefm.ca
 
 
A woman who says she was a victim of sex assault by a Montreal cab driver has filed a request to sue the City of Montreal, including its police force (SPVM) and its Taxi Bureau, and Quebec's Transport Commission, which has the responsibility to control taxi services in the province, for $250,000, for failing in their legal obligations.

In the motion Marie-Anne Legault says she was touched and kissed by a taxi driver against her will after hailing a cab from the Old Port in the wee hours of the morning on September 18, 2014.

She says when she reported the incident to the Montreal police a detective told her this was "frequent" and when she filed a complaint with the Taxi Bureau, she was "ridiculed".

"The process has worsened her damages because she was not treated with professionalism and sensitivity, in a case like this it could be devastating to be received this way by authorities," her lawyer Leslie-Anne Wood said.

An Access to Information request used in the motion unveiled dozens of sex assaults were reported in Montreal cabs every year and authorities did not warn the public.

"They had the obligation to inform and let people respond to this situation with the appropriate information. There's a wider underlying principal at stake here, which is society's interest that transportation services by taxis be safe, and this flows from the legislation. A lot of people rely on taxis to get around, this is a very important concern," Wood continued.

The motion goes on to say the taxi driver suspected of assaulting Legault could be responsible for at least one other assault, and still has his taxi permit.

"There's a sexual assault complaint associated with the same driver involving another woman in similar circumstances, that happened before my client was assaulted, the predictability of the assault is enhanced by this," Wood explained.

The motion also says authorities failed to fulfill their legal obligation to conduct mandatory background checks on cab drivers. When the public first became aware of the sex assaults in Montreal cabs through media reports the Transport Minister said there were "loopholes" that meant the law wasn't being enforced.

"The law doesn't give them an option, it obliges them to enforce criminal background checks, there was a loophole in the sense that no one was enforcing it, but the law was clear."

Legault is asking for $50,000 in compensatory damages and $200,000 in punitive damages.

Source: cjad.com