• M. Joseph Foglietta (chauffeur)
  • M. Arieh Perecowicz (chauffeur)
  • Mme Farla Salmanovitch (propriétaire de taxi)
  • M. Amar Chikh (chauffeur)
  • M. Benoit Vallée (intermédiaire)
SOURCE



 
 
Des chauffeurs de taxi de la couronne nord appuient leur collègue montréalais, Guercy Edmond, qui a roulé sur un jeune homme dans la vingtaine à Montréal il y a une semaine. Ils se disent inquiets de l'augmentation des actes de violence de la part de leur clientèle.

«J'aurais fait la même chose, a confié Réjean Gauvreau, qui effectue ce travail depuis quatre ans. Je n'aurais pas attendu que quelqu'un monte sur ma voiture avant de partir. C'est une situation de panique, il faut sauver sa peau

Ce chauffeur a observé que les agressions sont fréquentes, même s'il œuvre dans une région relativement tranquille. «J'ai reçu quelques menaces, mais je n'ai pas peur. On m'a même craché au visage une fois. J'ai appris à jauger les clients au fil des ans», a-t-il ajouté.

La seule entreprise de taxis sur la Rive-Nord, Taxi 7000, dessert tout le territoire des Basses-Laurentides. Autrefois répartitrice, Martine D'Auteuil a affirmé qu'un événement semblable à celui de Montréal n'est jamais survenu durant ses 30 années de carrière, mais que d'autres types de violence ont eu lieu.

Plus de danger la nuit «Nous avons vécu des hold-up et on a même déjà retrouvé un chauffeur ligoté dans sa valise. Les mauvaises histoires sont plus fréquentes la nuit», a-t-elle raconté.

Un chauffeur occasionnel désirant garder l'anonymat surveille ses arrières lorsqu'il travaille la nuit. «J'ai quand même peur parfois. J'ai déjà eu une altercation avec des clients dans la vingtaine sous l'influence de l'alcool parce que je leur demandais un dépôt à cause de leur état d'alcoolémie très avancé.»

Outre la violence, les chauffeurs déplorent que plusieurs clients ne veulent pas payer leur course. «On n'a jamais endommagé ma voiture, mais c'est fréquent de voir un client se pousser en courant. D'autres demandent à s'arrêter dans un commerce pour aller chercher de l'argent et prennent la fuite par une autre porte», a observé Claude Cadieux qui conduit son taxi depuis 15 ans.

À la Régie intermunicipale de police de Thérèse-De Blainville, le policier Martin Charron affirme qu'il est «difficile de comptabiliser ce genre d'événement parce que nous ne tenons pas compte de l'emploi du plaignant ou de la victime dans nos registres.»

Source: tvanouvelles.ca
 
 
Un conducteur de taxi roule sur l’un de ses jeunes agresseurs le blessant grièvement. Qui est fautif ? La vidéo amateur s’invite maintenant dans les tribunaux. Déjà, des milliers d’internautes ont scruté et commenté les images tristement célèbres de l’incident.

« Saute dessus ! Saute dessus ! » crie un jeune vidéaste amateur qui s’amuse visiblement de la scène qu’il filme.

Sous ses yeux, un chauffeur de taxi dont le véhicule est rué de coups par ses jeunes amis, fuit en roulant sur l’un d’eux, Benoît Kapelli, âgé de 23 ans.

De sa fenêtre, Jonathan Himsworth a aussi filmé les événements survenus, dimanche dernier, au coin des rues Rachel et St-Laurent. Sur YouTube, ses images indigneront le Québec.

« C’est la chose la plus choquante que j’ai jamais enregistrée », écrit sur son blogue celui qui se décrit comme un « fan de journalisme ».

De son côté, le chauffeur de 47 ans, Guercy Edmond, affirme avoir eu peur pour sa vie. Il raconte avoir alerté les policiers quelques rues plus loin.

« Sauvez-moi ! Un groupe d’individus vient de briser ma voiture et ils veulent me tuer », aurait-il crié, complètement affolé.

Légitime défense ? Intention coupable ou accident ? Ces questions seront soumises à un tribunal. Le conducteur a été formellement accusé de voies de fait graves, de conduite dangereuse causant des lésions corporelles, de délit de fuite et de voies de fait armées, son automobile étant considérée comme une arme.

Filmer tout ce qui bouge

Sans les images captées par desnvidéastes amateurs, il aurait été beaucoup plus difficile pour l’accusé de prouver qu’il a été agressé, souligne une avocate criminaliste. « Pour l’accusé, c’est merveilleux. Ces images représentent une preuve directe où il est clair qu’il se fait agresser », affirme Me Julie Couture. Le juge Jean-Pierre Boyer, qui a ordonné la remise en liberté de Guercy Edmond, a qualifié sa détention de « scandaleuse », en reprochant du même souffle à la procureure de la Couronne que des accusations aient été déposées sans que les procureurs aient vu les images.

À l’ère des cellulaires qui filment tout ce qui bouge, les tribunaux seront appelés à travailler de plus en plus avec les preuves vidéo. « Ça commence, mais ce n’est pas complètement nouveau, on avait déjà les vidéos de vol à l’étalage ou de vols dans les dépanneurs. Une preuve claire, ça peut faciliter notre travail », ajoute Me Couture.

L’effet YouTube

Par contre, Catherine Rossi, professeure de criminologie à l’Université de Montréal, se méfie du poids de l’image, notamment sur YouTube, dont l’effet est celui d’un premier tribunal sur la place publique.

« Il y a quelques années, nous n’aurions pas pu juger des images. Aujourd’hui, on a tous l’impression d’avoir été là, tout le monde peut juger et c’est très dangereux », argue-t-elle.

La séquence, qui a été vue par des milliers de personnes, a un pouvoir de fascination irrésistible sur le spectateur, mais également sur celui qui tient la caméra, souligne l’éthicien René Villemure.

« Ça a un côté voyeur dépourvu d’éthique. La caméra du gars qui filme une scène aussi troublante de près ne tremble même pas !

Il ne porte pas assistance à une personne en danger; et même quand son ami se fait écraser, il ne tente pas de calmer l’escalade de coups. C’est odieux ! » tranche-t-il.

René Villemure juge plutôt inquiétant l’effet YouTube qui pousse à filmer au lieu d’agir. « Le premier réflexe du vidéaste était de penser à son vidéo sur YouTube et c’est très malsain. »

Si percutantes soient-elles, les images ne montrent pas tout. Selon le détective du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui a témoigné lors de la comparution de l’accusé, avant de se retrouver sous les roues du taxi de Guercy Edmond, Benoît Kapelli aurait frappé le chauffeur, vandalisé son auto et tenu des propos racistes. Le conducteur aurait « délibérément » foncé sur Benoît Kapelli, une première fois, mais a raté sa cible et la voiture a heurté un lampadaire.

L’accusé doit revenir en cour, le 20 juin prochain. D’ici là, le juge a consenti à ne pas restreindre ses heures de travail. Guercy Edmond affirme devoir faire 14 heures de taxi par jour pour arriver à vivre.

Montréal sous tension, mais sécuritaire

« L’incident de ce chauffeur de taxi survient au moment où Montréal est sous tension depuis des mois. Y a-t-il un lien ? La question se pose », croit l’éthicien René Villemure.

Des images aussi fortes d’une altercation entre un chauffeur de taxi et ses jeunes clients peuvent laisser croire que Montréal a perdu un peu de son innocence alors qu’il n’en est rien, soutient Catherine Rossi, professeure de criminologie à l’Université de Montréal.

« Notre perception sociale de la violence est amplifiée par des images diffusées sur YouTube, mais on est complètement dans le champ. On n’a jamais vécu dans une société aussi pacifique, notre taux d’homicide est l’un des plus bas au monde », affirme-t-elle.

Chauffeurs sous pression

Pour les 10 861 conducteurs de taxi qui desservent la métropole, dont 131 femmes, cette histoire n’a rien de rassurant.

« Travailler la nuit est très dangereux », déclarait l’un d’eux au lendemain de la mésaventure qu’a vécue son collègue Guercy Edmond. Cette impression est partagée par 68 % des chauffeurs de taxi qui travaillent la nuit, selon un rapport fourni par le Bureau du Taxi et de remorquage de Montréal.

Ce même document rapporte que des mesures ont permis une importante baisse du nombre de vols qualifiés impliquant des chauffeurs, entre 1986 et 2009, passant de 132 à 57 par année, en moyenne. Trois fois sur quatre, ces vols surviennent entre 22 heures et 6 heures du matin et 1,8 % des chauffeurs sont victimes d’un vol qualifié, soit un incident sur 140 000 courses.

L’environnement de travail montréalais est sécuritaire, indique le rapport et même après 30 ans de pratique, la majorité des chauffeurs ne seront pas victimes de vols.

Source: journaldemontreal.com
 
 
Nearly all of Montreal’s taxi drivers have been stiffed for a fare.

A quarter of them have been robbed outright. Over an eight-year period ending in 2008, an average of 57 Montreal cab drivers were victims of aggravated theft, Montreal police say. According to Statistics Canada, taxi driving is the job with the highest risk of being murdered while at work, with a rate about twice that of police officers. No wonder more than half of this city’s cab drivers say they feel unsafe on the job, according to a 2009 Montreal police survey of taxi drivers. Many of them are unsafe.

They are certainly not alone; taxi driving carries risks everywhere. In Toronto, according to a taxi-drivers association, as many as 70 per cent of drivers feel they are in physical danger on the job, and more than half say they have been physically attacked. In London, according to the British department of transport, three drivers a year are killed on the job. Drivers said in a 2007 survey there that they feel increasingly under attack.

It will be up to Quebec’s justice system to sort out what happened in Montreal during last weekend’s confrontation between cab driver Guercy Edmond and a group of young men – an incident caught on videos posted on YouTube showing the men stomping his vehicle and Edmond driving over a 23-year-old man in what he said was an act of panic to save himself.

It’s clear, however, that taxi driving is a dangerous occupation and that driver safety and security are questions with broad public importance and interest.

Several factors make cab driving dangerous: drivers work alone; they carry money; and their earnings are not high, which means they often accept passengers they might otherwise prefer not to.

In Montreal, the most dangerous time for cabbies is the hour after the bars close at 3 a.m., according to police. It was not a fluke that last weekend’s incident took place on St. Laurent Blvd. close to 4 a.m., and that it involved young people who allegedly had been drinking heavily.

While there are risks for drivers in every city, Montreal cabbies are more physically vulnerable than in many other places. In this city, passengers sit behind drivers with nothing to separate them – unlike in New York or Toronto, where the norm is a Plexiglas window shield between driver and passengers.

Toronto cabbies can also turn on flashing “Call-911” lights to indicate that they need help. Similar lights are being installed on Montreal taxis, though a spokesman for the local taxi industry notes that the lights aren’t visible in daytime.

Other potential safety options for taxis include in-cab closed-circuit television. In one British city, Sheffield, CCTV inside cabs led to a 72-per-cent reduction in incidents of threats and violence against drivers, according to the department of transport. However, the high cost of installing the cameras has worked as a deterrent to more widespread implementation. Sheffield city council paid $11,000 to put cameras in 33 cabs.

In 2009, Montreal driver Abraham Messun was stabbed by a passenger who was trying to rob him. Messun, who survived his injuries, did not have anything in his car that could have served as a protective measure. At the time, there were calls for public subsidies to help defray the costs of installing panic buttons and video security systems. (A spokesperson for a company that sells security systems for vehicles said a top-of-the-line system could run as high as $5,000.) But little has been heard on the taxi-security issue since then – until this past weekend’s dreadful incident.

In contrast to cab drivers, bus drivers have benefitted from an $8.5-million investment by the Société de transport de Montréal in cameras and flashing security lights inside buses. With a much smaller passenger pool than public transit, the cab industry isn’t likely to see the same kind of public investment in individual cabs. But that doesn’t mean the issue of driver safety can be ignored.

There might well be a way of sharing costs so that the financial burden of installing safety features doesn’t fall exclusively on drivers. Certainly an increase in fares to help cover the cost of improving driver security should not be out of the question; fares here are relatively low compared with other cities.

However the added costs are assigned, the taxi industry and government officials must try to find a solution. Taxis are an integral part of the city’s transportation network, and those who operate them deserve to work in safety.

Source: montrealgazette.com
 
 
Surtout la nuit, les travailleurs exerçant un métier les mettant en contact direct avec le grand public - sécurité, santé, commerce, transport - doivent composer avec un certain niveau de risque. Entre 2000 et 2010, quelque 130 personnes ont été tuées au Canada dans l'exercice d'une telle fonction, dont 27 chauffeurs de véhicules publics.
Le métier de chauffeur de taxi - en outre pénible, accaparant et mal rétribué - est sans doute le plus risqué. Il consiste notamment en ceci: faire monter derrière soi, aux petites heures du matin, quelques parfaits inconnus possiblement éméchés, peut-être agressifs, en route vers quelque coin perdu de la ville...

Pour la plupart des gens, c'est la définition d'un cauchemar.

En 2009, la police de Montréal a fait le point sur cette situation après avoir constaté que, chaque année, entre 40 et 76 chauffeurs de taxi étaient victimes de vols qualifiés. Sondés à ce sujet, plus de la moitié d'entre eux ont jugé le métier peu ou pas sécuritaire. Presque tous (97%) ont rapporté avoir fait face à des refus de payer, ce qui, dans 20% des cas, a conduit à une agression physique.

C'est une situation de ce type qui aurait conduit à une altercation entre un chauffeur de taxi, Guercy Edmond, et un groupe de jeunes hommes. L'un d'eux a été grièvement blessé lorsque la voiture-taxi a roulé sur lui. Accusé notamment de voies de fait et de délit de fuite, Edmond a été remis en liberté provisoire, hier, alors que des dizaines de collègues entouraient le palais de justice pour exprimer leur solidarité.

Il est hors de question de juger ici le chauffeur de taxi. C'est le rôle de la justice. En outre, on en connaît fort peu sur l'affaire. Les vidéos horribles que tout le monde a vues n'en révèlent qu'un moment et un aspect, l'incident ayant apparemment débuté plus tôt, plus loin, à l'intérieur même de la voiture.

Quoi qu'il en soit, deux choses paraissent nécessaires.

Un, la police doit scruter le comportement des autres individus impliqués et déterminer s'il y a matière à accusations criminelles.

Deux, tous ceux qui ont un rôle à jouer dans l'industrie du taxi doivent travailler à renforcer la sécurité des 10 800 chauffeurs montréalais.

À la Société de transport de Montréal, on a investi 8,5 millions depuis 2005 (caméras, feux d'urgence, etc.) pour la sécurité des chauffeurs d'autobus, qui courent un peu les mêmes risques. C'est moins simple dans l'industrie du taxi, ne serait-ce qu'à cause du nombre de propriétaires. Et sans doute faudra-t-il imaginer des solutions nouvelles, spécifiques, adaptées.

Mais, chose sûre, c'est tout aussi nécessaire.

Source: lapresse.ca

 
 
Taxi drivers twice as likely as police to be victims of homicide while working

A violent clash over the weekend between a Montreal taxi driver and his fares that resulted in a man being struck by the cab is an all-too common example of the many angry confrontations cabbies face on an almost daily basis, people in the profession say.

In fact, taxi drivers and police have the highest on-the-job risk of murder, according to a Statistics Canada study of occupation-related homicides from 2000 to 2010.

Of the two, the study says, taxi drivers were twice as likely as police officers to be a victim of homicide while working, which drivers say reflects the fact that they are seen as vulnerable targets.

"We are drivers, we work in the street. But I don't see any respect," says Abraham Mesfun, a Montreal cabbie who was stabbed twice in the chest and nearly died in a robbery attempt three years ago.

"Something has to be done," says Mesfun. "The industry has to be looked at. They have to look at how we can make it better so we can make a living like anyone else.

"Otherwise, anytime some incident like this happens, of course everyone will talk about it, and then suddenly it will disappear."


A 2009 Montreal police survey found that one-quarter of cab drivers in the city have been robbed and that 98 per cent of drivers have had passengers skip out on paying, practices that seem to be common in other large centres.

Toronto cab driver Khalil Talke, who was stabbed multiple times and had his throat slit last year, said he sympathizes with the accused Montreal cab driver, who is charged with aggravated assault, assault with a weapon, hit and run and dangerous driving.

The hit and run that reportedly came after passengers disputed a fare and made racially charged comments.


“What else could he do. If I’m in his position what else could I do. Try to save my life and run away," Talke said.

"People they come to attack to you. That’s what happened to me. I survived."

According to iTaxiworkers Association, a Toronto organization that lobbies on behalf of cabbies, a recent survey of their members revealed that 70 per cent of drivers reported they felt in physical danger while working, 85 per cent said they had been verbally assaulted and over half said they had been physically assaulted or attacked.

Economic pressuresMontreal's bylaw allows taxi drivers to refuse service to anyone who appears intoxicated or drug-crazed, or in a situation where the cabbie believes their safety is at risk. But elsewhere in Quebec, provincial regulations only permit a driver to reject a fare if the destination is more than 50 kilometres outside the cabbie's licenced zone.

In Toronto, city bylaws mandate that a cabbies must pickup potential passengers unless the driver "reasonably believes" them to be unsafe or they are "unduly obnoxious or abusive."

But Jacob Leibovitch, executive director of iTaxiworkers Association, said economic pressures often force cab drivers into dangerous situations.

"One of the key factors is the income for drivers is so low that in many cases they're taking additional risks on the road to make the money they need to feed their families."

Leibovitch said these economic pressures force cabbies to make late night pickups in remote locations, pick up intoxicated fares, and hustle for a "fare you may not otherwise stop for if all things were equal."

The industry has made moves to improve passenger safety over the years by mounting video cameras in cars and installing flashing call-911 lights on the trunks.

As a result, robberies are down from an average 130 a year between 1986 and 1996 to about 55 a year from 2000 to 2008, the last year for which Montreal police have statistics.

But some drivers question the effectiveness of many of these measures.

"They got the picture of my attacker but [the camera] never prevented him from attacking me," Talke said.

There has been a push by some cab drivers for plexi-glass shields to be installed as a barrier between the front and back seat, as they are in New York City, for the safety of the driver.

But Leibovitch said that not all drivers in Toronto are on board with the idea as they feel it would put them at a competitive disadvantage with other transportation services.

"The shield is seen as a disincentive for people who want to take taxis," he says.

"There is a perception that it cuts the driver off from the customer and the interaction that might take place, which is generally seen by the drivers as one of the most important elements for attracting and retaining customers."

But both Talke and Mesfun said they support the barrier.

"I am definitely in favour for it – if it's a solution then yes, why not. Today, with the technology that we have, at daytime you could take it down, nighttime you could push it up, like a window. It may cost money, but money is worth the lives it is saving."

Source: cbc.ca
 
 
MONTRÉAL – Un juge de la Cour du Québec a acquiescé mercredi à la demande de remise en liberté sous caution et avec conditions du chauffeur de taxi Guercy Edmond, qui a roulé sur un jeune homme avec sa voiture, dimanche dernier à Montréal.

Le juge Jean-Pierre Boyer a même qualifié la détention du chauffeur de scandaleuse, soutenant qu’elle n’était pas nécessaire.

Le chauffeur est accusé d’agression armée, de voies de fait graves, de délit de fuite et de conduite dangereuse.

Avant le début de l’audience, mercredi, une bruyante manifestation de chauffeurs de taxi s’est tenue aux abords du palais de justice de Montréal pour soutenir M. Edmond.

La Couronne a fait témoigner un policier qui a raconté le fil des événements selon les témoignages recueillis. Le sergent détective Frédéric Gagné, enquêteur du Service de police de la ville de Montréal, a indiqué que les vidéos diffusées sur Internet ne permettent de voir que la deuxième partie des événements survenus dimanche.

Tout aurait débuté lorsque le taxi a cueilli trois jeunes hommes en état d’ébriété avancée sur le boulevard Saint-Laurent, peu après 3 h 30 dimanche matin. La circulation était paralysée et les trois hommes auraient manifesté leur impatience, notamment par des commentaires racistes à l’endroit de M. Edmond, un Noir.

Les sujets abordés par les trois passagers blancs touchaient notamment à la pratique du voodoo et à l’excision chez les femmes. Une divergence sur le prix de la course a aussi nourri le différend. Le chauffeur réclamait 9 $, les passagers voulaient payer 5 $.

Durant l’altercation, qui s’est prolongée sur une certaine distance, l’individu qui prenait place à l’avant serait descendu et M. Edmond en aurait fait autant, le menaçant avec un balai à neige et une bouteille. Les deux autres passagers seraient alors descendus et M. Edmond aurait été frappé au thorax. Une fois remonté dans son taxi, il aurait fait quelques manoeuvres menaçantes envers les individus avec sa voiture, pour finalement foncer vers eux, heurtant un lampadaire.

Le chauffeur a pour sa part expliqué qu’il avait perdu le contrôle de sa voiture lorsqu’il a percuté le lampadaire.

La suite des événements a été filmée sur vidéo. On y voit des individus qui donnent des coups de pied sur la voiture, et même un, qui n’était nullement lié aux trois passagers belligérants, qui est monté sur le toit.

C’est à ce moment, après quelques manoeuvres, que le chauffeur de taxi a renversé et roulé sur le corps d’un des trois hommes. Celui-ci a eu deux côtes fracturées, la rate et la vessie perforées, des lésions aux poumons et des contusions multiples.

Le chauffeur a poursuivi sa route jusqu’à ce qu’il arrive à la rencontre de policiers, à qui il a déclaré qu’un groupe d’individus le pourchassaient et voulaient le tuer.

Guercy Edmond travaille comme chauffeur de taxi depuis huit ans. Il loue son véhicule et travaille généralement du côté de l’aéroport Montréal-Trudeau.

Il reviendra en cour le 20 juin. Parmi les conditions qui lui ont été imposées, le chauffeur ne pourra entrer en contact avec les personnes impliquées dans l’incident.

Source: journalmetro.com
 
 
Picture
This court sketch shows Guercy Edmond, 47, who is facing aggravated assault, assault with a weapon, hit-and-run and dangerous driving charges.
A Montreal cab driver at the centre of an alleged hit-and-run captured in a gruesome YouTube video has been granted bail.

As controversy over the case spread throughout Montreal's cabbie community Wednesday, Guercy Edmond, 47, was released on $3,000 bail, which was posted by his wife.

Conditions of bail allow Edmond to continue to drive a cab, but he is not able to pick up clients in certain areas of the city between 9 p.m. and 6 a.m.

The decision came as hundreds of taxi drivers jammed a downtown Montreal street outside the courthouse, honking their horns and demanding justice for their colleague who faces charges of aggravated assault, assault with a weapon, hit-and-run and dangerous driving.

In the video, which was posted online, a cab driver appears to get involved in a dispute with several others who jump on his car, shout insults and kick the vehicle.

The cab appears to attempt to flee, and in the process runs over one of the individuals. The young man is currently in hospital suffering from a perforated spleen, perforated bladder and fractured ribs, court heard Wednesday.

In a strange twist, the prosecution did not present the video in court, which puzzled the presiding judge.

"It's bizarre that the prosecution doesn't have the video. Half of Quebec has seen it. I've seen it. It makes no sense to me," said Justice Jean-Pierre Boyer.

But according to a police investigator, the video doesn't show the whole story.

Court heard that three passengers were in the cab last Sunday when there was a dispute about a fare, which resulted in one of the passengers punching the driver.

Once the passengers left the cab, it's alleged that the driver responded by trying to run them down, court heard. Instead, he hit a lamp post.

At that point, passersby began filming the altercation.

The judge showed little hesitation in granting bail, and told the accused that it must have been a very stressful situation.

"The aggressive behaviour of certain drunken clients isn't reassuring for a taxi driver like you. I'm convinced there was a panic," the judge said.

Edmond was arraigned Monday and was held until his bail hearing Wednesday.

Because of the massive number of taxi drivers in attendance, family members of Edmond as well as members of the media were unable to get inside the court, and proceedings had to be moved to a different courtroom.

The sentiment among drivers is that Edmond was simply trying to protect his own life by fleeing the dispute, which reportedly began when one of the passengers slammed the door of the cab, reported CTV Montreal's Stephane Giroux.

Police eventually closed the street near the court, as the number of cabbies swelled and eventually blocked traffic.

Defence lawyer Yves Vaillancourt said that as the taxi was being attacked, his client attempted to call 911.

"At the same time, he was trying to miss the people that were blocking the way in front of him. He was driving trying to escape."

The next court date is June 20.

Source: ctv.ca
 
 
Les accusations portées contre Guercy Edmond ont relancé le débat sur les mesures de sécurité dans l'industrie du taxi. Or, le Bureau du taxi de Montréal recommande depuis 2010 diverses mesures pour améliorer la sécurité des chauffeurs.
Il réclame notamment l'installation de caméras de surveillance dans tous les taxis, ainsi que la possibilité d'exiger le paiement des courses à l'avance pour empêcher les clients de s'enfuir sans payer, un fléau fréquent la nuit.

«Outre le transmetteur radio et leur propre cellulaire, la très grande majorité des chauffeurs ne disposent d'aucun autre dispositif de sécurité, favorisant un environnement de travail peu sécuritaire», souligne le rapport du Bureau du taxi.

Plusieurs autres mesures y sont proposées, comme l'utilisation du paiement électronique, l'ajout d'un signal lumineux d'urgence sur le toit des taxis et une meilleure formation des chauffeurs sur les mesures de sécurité à prendre.

Dans son rapport, le Bureau du taxi indiquait que 57 vols sont signalés chaque année en moyenne. Ces chiffres sont en deçà de la réalité, croit toutefois le chauffeur Stanley Bastien, qui a organisé hier une manifestation de soutien pour son collègue accusé, Guercy Edmond. Selon lui, Montréal devrait aller plus loin encore et forcer l'installation de vitres protectrices dans les véhicules, comme cela se fait à New York et à Toronto.

Dans un sondage mené en 2010 auprès de 133 chauffeurs, le Bureau du taxi avait noté que les trois quarts de ses membres qui travaillent de nuit jugeaient leur métier «peu ou pas sécuritaire». Le rapport indique qu'il n'y aurait pas de «quartier chaud», mais plutôt des heures dangereuses: la quasi-totalité des vols survient entre 21h et 7h. La sortie des bars est particulièrement

Source: lapresse.ca
 
 
(Montréal) Piqué au vif par certains agissements de la poursuite, un juge a permis à Guercy Edmond, ce chauffeur de taxi qui a roulé sur le corps d'un homme de 23 ans avec sa voiture, de recouvrer la liberté d'ici son procès.

Le juge Jean-Pierre Boyer s'est fâché contre la procureure de la Couronne Josiane Laplante, hier, lorsqu'il a appris que la poursuite a autorisé le dépôt de «quatre graves accusations» contre le chauffeur sans voir les vidéos de la scène tournées par des témoins avec leurs portables et diffusées sur YouTube.

La police a saisi ces téléphones, mais les vidéos n'en ont toujours pas été extraites. Elles ne sont donc pas encore en preuve.

«Tout le Québec a vu le vidéo. Moi, je l'ai vu à la télévision, puis l'accusé ne l'a pas vu. Ça n'a aucun sens», a dit le magistrat. «Rien ne justifiait votre détention de quatre jours. Je trouve cela scandaleux», a-t-il ajouté en regardant M. Edmond.

Le magistrat s'est dit «convaincu» qu'il y avait de la «panique» dans les gestes faits par l'accusé dans la nuit du drame.

L'accusé a craint pour sa vie

À sa sortie du palais de justice, hier en fin de journée, l'homme de 47 ans a insisté sur le fait qu'il avait craint pour sa vie la nuit du drame. Il se décrit comme une victime. «Je ne me suis pas rendu compte que je venais de passer sur quelqu'un. Je voulais tout simplement fuir les lieux pour aller chercher le secours de la police», a-t-il indiqué à un journaliste de TVA.

L'homme sans antécédent judiciaire était détenu depuis dimanche. Lundi, il a été formellement accusé de voies de fait graves, de conduite dangereuse ayant causé des lésions corporelles, de délit de fuite et de voies de fait armées au palais de justice de Montréal.

Hier, la poursuite a précisé au juge qu'elle ne s'opposait pas à la mise en liberté de l'accusé, mais qu'elle ne s'entendait pas avec la défense sur les conditions à y assortir.

Le juge a tranché: le chauffeur n'aura plus le droit de faire monter des clients sur le boulevard Saint-Laurent entre 21h et 6h. Sa femme, Yvette Fatal, a signé un engagement sans dépôt de 3000$.

Des vidéos qui ne montrent pas tout

  Plus tôt à l'audience, le sergent-détective Frédéric Gagné, de la police de Montréal, a indiqué que les vidéos où l'on voit le chauffeur de taxi rouler sur le corps du jeune homme ne montrent pas tout. Le juge a alors répliqué avec un brin d'ironie qu'il devait se fier à son témoignage.

L'accusé a tenté une première fois de heurter «délibérément» la victime avec sa voiture, bien avant de lui passer sur le corps, a indiqué le policier. Le chauffeur a raté sa cible et heurté un lampadaire, ce qui explique que le pare-chocs avant de la voiture de taxi était déjà endommagé, selon ce que l'on voit sur les vidéos.

 Les vidéos diffusées sur YouTube montrent «la seconde partie de l'événement». «À plusieurs reprises, l'accusé avait l'occasion de quitter les lieux», a précisé l'enquêteur.

Vers 3h40, dimanche, trois jeunes hommes, dont la victime, tous «en état d'ébriété avancé», sont montés dans le taxi de M. Edmond à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Milton. La circulation était dense et les clients se sont plaints du fait que la voiture n'avançait pas alors que le taximètre tournait.

M. Kapelli, assis à l'avant, aurait proféré des insultes racistes en disant au chauffeur: «Vous, dans votre pays, vous excisez les femmes.» Il aurait ensuite frappé l'accusé d'un coup de poing au thorax avant de sortir du taxi, suivi de ses deux amis. Le taximètre indiquait 9$, selon le chauffeur. Les jeunes clients parlent plutôt de 5$.

Les clients auraient donné des coups de pied sur la voiture, puis le chauffeur serait sorti du véhicule, un balai à neige et une bouteille de verre dans les mains. Il aurait lancé la bouteille en direction de M. Kapelli. «Il y a eu bousculade de part et d'autre», a raconté l'enquêteur.

Le chauffeur est remonté dans sa voiture. C'est à ce moment qu'il aurait foncé une première fois sur la victime et qu'il aurait heurté un lampadaire.

Après cela, des gens ont commencé à filmer la scène. Certains ont crié: «Il est fou. Il est malade», en parlant du chauffeur.

Une personne - qui n'a rien à voir avec les trois clients - a sauté sur le capot du taxi. Puis, on voit M. Kapelli tenter de donner un coup de pied sur la voiture. C'est là qu'il tombe et se fait passer sur le corps. Il a deux côtes fracturées, la rate et la vessie perforées, des lésions aux poumons ainsi que quelques contusions à l'abdomen.

L'accusé, chauffeur de taxi depuis huit ans, doit retourner en cour le 20 juin. Il est défendu par Me Yves Vaillancourt.

Source: lapresse.ca